janvier 2007


pars-vite-et-reviens-tard.jpgFilm français

Réalisation: Régis Wargnier
Avec: José Garcia, Lucas Belvaux, Olivier Gourmet, Marie Gillain

Distribution: Gaumont Columbia Tristar Films

Date de sortie : 24 Janvier 2007

Synopsis: Le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg n’aime pas le Printemps. Il se méfie des montées de sève, des désirs d’évasion, du déferlement des pulsions, tous ces signaux qui sonnent le retour des beaux jours. Et il a raison Adamsberg. Sa fiancée, Camille, prend du recul, et son absence coupe les ailes du commissaire, au moment où il en aurait le plus besoin. Quelque chose vient de tomber sur la capitale, une énigme porteuse de malédiction, qui pourrait bien virer au malheur, si on ne la résout pas fissa… D’étranges signaux se répandent sur les portes des immeubles de Paris, et des mots inquiétants sont lâchés à la criée sur les marchés. Arrive ce qu’Adamsberg redoutait : un premier mort, le corps noirci, le visage figé dans une grimace de terreur, les signes de la peste… Et c’était ça qu’annonçait l’énigme, le retour du terrible fléau, mais avec une sacrée variante, il semble que quelqu’un contrôle la maladie et la porte où il veut.

Adaptation appliquée du best-seller de Fred Vargas, Pars vite et reviens tard, est l’occasion, pour Régis Wargnier, de donner vie au taciturne commissaire Adamsberg, magistralement interprété par José Garcia.
Dopé au Da Vinci Code, l’univers sombre et inquiétant du romancier, devient très vite le terrain de jeu salvateur, d’une pléiade d’acteurs brillants, dont le méconnaissable Olivier Gourmet.

Rencontre avec Régis Wargnier, lors de sa venue à Toulouse.

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Les quatre de l’apocalypse

Connaissiez-vous les romans de Fred Vargas ?
Régis Wargnier : Non. Je lis beaucoup, mais je suis amené à lire utile. Il y a bien longtemps que je n’ai lu pour mon plaisir. Mon premier roman de Fred Vargas, fut Pars vite et reviens tard dont on m’avait confié l’adaptation cinématographique. Je me suis précipité sur le livre. J’étais curieux de savoir quels étaient les coups de cœur des producteurs et si je les partageais.

Premières impressions à sa lecture?
J’ai été très impressionné par le talent d’écrivain de son auteur. J’ai aimé les personnages. Je me suis fait embarquer, manipuler, puis ramener par l’histoire. J’ai donc dit oui tout de suite. Après j’ai travaillé sur le scénario, par étapes, et quand le résultat obtenu m’a semblé assez solide, je me suis dit, « il faut que je me vargase ! ». J’ai donc lu l’intégrale de l’auteur, et invité Lucas Belvaux et José Garcia à découvrir L’homme aux Cercles Bleus. C’est là que leurs personnages apparaissent.

Des romans denses et difficiles à adapter
Je suis reconnaissant à Julien Rappeneau et Ariane Fert d’avoir fait le boulot le plus ingrat, c’est-à-dire, prendre le livre, enlever les mots, le joli style, mettre à nu le fil narratif pour le reconstituer en scénario. Ils ont fait un très bon travail en réussissant à conserver la complexité et la fluidité de l’intrigue. Le seul problème c’est, qu’à ce stade, j’ai trouvé qu’ils avaient un peu sacrifié les personnages. On a donc repris le boulot ensemble pour modifier cet écueil. Il fallait plus d’étoffe dans les personnages, travailler autour des poses, des moments de réflexion, des silences. Il fallait les faire exister tous, leur redonner de l’espace, des respirations. Ici l’intrigue bouffait les personnages, or dans un polar les personnages doivent être aussi importants que l’intrigue.

José Garcia en commissaire Adamsberg ?
C’est le premier et le seul auquel j’ai pensé. C’est un travailleur. Il voulait dès le premier jour du tournage, trouver la vitesse de marche, les respirations la manière de s’asseoir et de parler de son personnage. Dès la première prise, il m’a offert le personnage d’Adamsberg. A mon avis, José Garcia n’est qu’au début d’une carrière magnifique, je pense…comme Olivier Gourmet d’ailleurs. Lui, nous a sauvé en rendant crédible le personnage, totalement invraisemblable, d’un crieur au XXIe siècle. J’avais vraiment la trouille que ça ne marche pas et le jour où on a filmé sa première annonce, j’ai tout de suite vu qu’il s’intégrait parfaitement au décor. Et là j’ai soufflé parce que c’était un des écueils de l’adaptation.

Nouvelle manifestation autour de la restauration et du patrimoine cinématographique, Zoom Arrière est une initiative de La Cinémathèque de Toulouse, qui se déroulera du 31 janvier au 28 février 2007 !

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5 sections rythmeront les temps forts de cette manifestation dont la programmation est entièrement consacrée au patrimoine cinématographique, à sa restauration, à son histoire et à sa transmission au public d’aujourd’hui.

1. Une réflexion internationale :
Un colloque international ouvrira Zoom arrière et proposera du 31 janvier au 2 février une réflexion scientifique sur le statut et la nature des ¦uvres cinématographiques : « Les versions réalisateur, la paternité du film entre réalisateur et producteur », en co-organisation avec l’Université Paris III (François Thomas - Michel Marie) et le PNR Midi-Pyrénées. Cette notion de versions réalisateur ou « director’s cut » est née aux Etats-Unis dans les années 1970 et elle est donc récente. Elle est la conséquence de choix effectués par les réalisateurs qui s’opposent à ceux des studios (durée, contenu, fin, etc…). Cela s’est produit par exemple pour Blade Runner de Ridley Scott ou encore pour La Porte du Paradis de Michael Cimino.

2. Les fils du film :
Chaque année, Zoom arrière sera l’occasion de revenir sur un film-phare de l’histoire du cinéma : en 2007, Forfaiture de Cecil B. de Mille (1915). Il s’agira de proposer au spectateur des films postérieurs, influencés par ce classique, des remakes, etc. Forfaiture, dont la copie rarissime viendra pour l’occasion de Rochester (USA), sera présenté en ciné-concert le 13 février à la Cinémathèque, dans un accompagnement contemporain (cellule d’improvisation mixte : électronique, violon, saxophone).

3. L’hommage à une archive :
En 2007, hommage au Plan national de sauvegarde des films anciens (1991-2006), en collaboration avec les Archives Françaises du Film, la Cinémathèque française et l’Institut Lumière. Ce plan concerne tout particulièrement la préservation des films nitrate (très inflammables) qui étaient jusqu’alors menacés de disparition.

4. Célèbres et oubliés :
Programmation de films-phares, oubliés ou rares du patrimoine. Comment regarder autrement des films que l’on croyait connaître… ou redécouvrir des oeuvres que les générations précédentes ont aimées.

5. La Cinémathèque de Pascale Ferran :
Auteur du sublime Lady Chatterley (2006) [Prix Louis Delluc 2006 et Prix des auditeurs du Masque et la Plume 2006], de L’âge des Possibles (1995) et du superbe Petits arrangements avec les Morts (1994) [dont on attend une édition DVD sous peu], Pascale Ferran viendra présenter au public toulousain sa cinémathèque idéale. Au programme : L’Homme à la caméra de D. Vertov, Une étoile est née de G. Cukor, Providence d’Alain Resnais et le somptueux Blissfully Yours de A. Weerasethakul. A noter enfin qu’elle rencontrera le public les 21 et 22 février, alors à vos agendas !

D’autres invités seront présents : Ariane Ascaride, Rossy de Palma ou encore Serge Toubiana.

Le programme de Zoom Arrière, c’est par ici !

Les tarifs, c’est par là !

grand-apt.jpgFilm français

Réalisateur: Pascal Thomas
Avec: Laetitia Casta, Mathieu Amalric, Pierre Ardity…

Distributeur: Mars Distribution

Sortie: 27 décembre 2006

Synopsis: Francesca et Martin vivent entre réalité et fiction dans un immense appartement à petit loyer, dû aux bontés de la loi de 1948. Tous leurs proches y trouvent refuge dans un joyeux vaudeville. Mais ce dernier paradis sur terre est menacé par la rapacité de la propriétaire, qui veut vendre. Francesca saura t-elle sauver son petit monde menacé ?

Sur le ton du vaudeville, Pascal Thomas, épingle confusément l’individualisme, l’uniformisation, le dictat de la mode et la défiguration de la ville par l’argent. Fable politique brillement rythmée et satirique à souhait, Le Grand Appartement, se déguste comme une friandise.
Rencontre avec Pascal Thomas, lors de sa venue à Toulouse ne décembre dernier.

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Madame porte la culotte

Un film autobiographique
J’ai réalisé une chronique. Celle de la vie d’un grand appartement, identique à celui dans lequel j’ai vécut. Un lieu où on ne savait jamais qui était là, où vivaient des grand-mères, des amis comme Jacques Rozier, cinéaste venu pour une semaine avant d’y rester six ans. C’était une vie joyeuse. Mais aujourd’hui par pur esprit spéculatif, on a détruit tout ce charme. Même si la loi de 1948 a permis, de préserver certains quartiers, tout ça est en train de disparaître.

Un paradis menacé
Cet appartement est un petit navire, que tous essayent de faire couler. Y compris de l’intérieur, où les bêtises qui y sont faîtes le mettent un peu plus en péril. Mais à son bord, il y a un capitaine improvisé, incarné magistralement par Laetitia Casta, qui a en elle assez de ressources pour permettre la survie de cette petite communauté.

Francesca est le personnage qui a les pieds sur terre. Les autres sont des rêveurs.
La famille s’appelle Cigalone, pas Fourmique. Martin est un cinéphile qui face aux difficultés, propose de regarder un film de Minnelli, Brigadoon, c’est-à-dire la rêverie absolue ou un Tourneur, Stars in my crown, où les gens du Ku Klux Klan finissent par devenir gentils. Donc lui est dans un rêve, elle beaucoup moins.

Un film choral
Comme spectateur j’aime bien les films riches en personnages, en dialogues, en situations, en décors, donc quand je fais des films, je ne lésine pas sur le nombre. Quand les gens se regroupent, dansent, chantent ensemble, c’est le moment du lien absolu. Ce film traite en fait du lien: abandonnons nos biens, occupons nous des liens !

C’est un film très virevoltant, extrêmement vif, proche des comédies italiennes.
Je suis très attaché au cinéma italien, puisque quand j’étais cinéaste, j’ai participé à la découverte de toutes ces comédies italiennes signées, Scola, Risi ou Monicelli, restées dans l’ombre derrière les films de Pasolini ou Visconti. J’ai donc un très grand goût du spectacle à l’italienne. Cette vitalité, cette fantaisie, cette insouciance, cette légèreté et cette ouverture aux autres, qui s’accordent si bien au caractère de cette famille vient de là.

Pourquoi ces scènes de face à face avec le spectateur?
Je voulais des voix intérieures, et au moment de tourner ces scènes, je ne savais pas comment diriger mes acteurs. La première devait intervenir pendant la dispute dans la salle de doublage. Donc Mathieu Amalric se tourne vers la caméra, pour un résultat plutôt convaincant. Du coup, on a poursuivit, pour faire de l’aparté un des principes narratifs du film. L’intérêt, c’est que les gens sortent de la scène tout en restant dans l’appartement avec le spectateur.

Laetitia Casta au naturel
Quatre semaines avant le tournage, je l’avais vu dans une publicité pour des cosmétiques. Elle avait un paquet de maquillage sur le visage, au point de ne plus savoir qui elle était. Du coup pour le film, pas de maquillage du tout. On m’a alors reproché de casser son image, alors qu’en fait j’ai retrouvé son naturel. Quant à son personnage, il râle contre la disparition des librairies au profit des boutiques de mode et se plait à conserver ces poils sous les bras.

Pour écouter cette intw de Pascal Thomas dans son intégralité, téléchargez ici, l’émission Klr-Obscur # 13. Bonne écoute!

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La mobilisation des Amis de l’ABC et de tous ses défenseurs a payé au plus haut point. La Ville de Toulouse, le Conseil Régional et le Conseil Général ont décidé, lors d’une réunion qui s’est tenue le 18 janvier dernier à la DRAC, de financer les travaux de rénovation nécessaire à la survie de l’ABC.

Le Conseil Régional, le Conseil Général, et la Ville de Toulouse ont donc décidé de participer, à égalité, au financement du projet à hauteur de 500 000 Euros chacune. La somme ainsi obtenue permet d’atteindre les 60% du budget nécessaire à la mise en oeuvre des travaux de réfection du cinéma.

Par ce geste, attendu certes depuis de longs mois, les collectivités viennent de reconnaître le travail des trois salles de la rue Saint-Bernard ainsi que l’attachement passionné que lui portent les toulousains.
Qui a dit que la mobilisation ne payait pas?

L’ABC sera donc encore là demain et pour longtemps … du moins on l’espère. Car la durée des travaux est approximativement prévue entre 8 et 10 mois. La question du devenir, des salariés de l’établissement se pose alors?

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Après cette trop longue interruption, me voici donc de retour, fidèle au poste et très heureux de vous retrouver.

Meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2007!

Une nouvelle année commence, moment pour beaucoup de faire des bilans de toute sorte. Peu féru de l’exercice, je me conterais de lister, le mot est lâché, quelques coups de cœurs cinéphiliques de 2006. Ici l’ordre importe peu, juste compte la mise en avant, purement subjective de certains films, histoire de vous donner envie de les (re)découvrir.

Cinéma 2006 :
Les Fragments d’Antonin - Gabriel Le Bomin (France)
Marie Antoinette - Sofia Coppola (USA)
The Host - Bong Joon-Ho (Corée)
Daratt - Mahamat-Saleh Haroun (Tchad)
Le Labyrinthe de Pan - Guillermo Del Toro (Mexique)
Bamako - Abderrahmane Sissako (Mali)
Azur et Asmar - Michel Ocelot (France)
Babel - Alejandro Gonzales Inarritu (Mexique)
12h08 à l’est de Bucarest - Corneliu Porumboiu (Roumanie)
Hors-jeu - Jafar Panahi (Iran)
Lady Chatterley - Pascale Ferran (France)
Amore Arrivederci Ciao - Michele Soavi (Italie)
Paul dans sa Vie - Rémi Mauger (France)
Ici Najac, à vous la Terre - Jean-Henri Meunier (France)
Saimir - Francesco Munzi (Italie)
Le Caïman - Nanni Moretti (Italie)
Le Soleil - Alexandre Sokourov (Russie)
13 Tzameti - Gela Babluani (France)
Le Samouraï du Crépuscule - Yoji Yamada (Japon)

Animimés 2006 :
Gantz
Samouraï7
Death Note (en cours de diffusion)
D.Gray Man (en cours de diffusion)
Mushishi