Bilan des 19e Rencontres Cinéma d’Amérique Latine

mars 29, 2007

Après un début quelque peu poussif, ces 19e Rencontres Cinéma d’Amérique Latine s’achèvent en apothéose sur un palmarès torride accompagné d’un film de clôture des plus rafraîchissants.

En quatrième vitesse

Plus qu’un festival, ces rencontres sont une course effrénée contre le temps. Trop de films, trop de thématiques et trop de lieux de diffusion. On se perd, on s’enlise, on s’émerveille dans les méandres de cette programmation tentaculaire. C’est donc épuisé, rassasié, mais quelque peu déçu que l’on s’achemine vers leur dénouement.

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Une déconvenue vite oubliée devant la découverte du Palmarès de ces 19e Rencontres qui saluent brillement la maturité et la créativité de ce cinéma étonnant. A commencer par la remise du Grand Prix Coup de Cœur au superbe et âpre Familia Tortuga de Ruben Imaz Castro. Ce jeune cinéaste mexicain fait preuve d’une maîtrise et d’une maturité absolument ahurissante. Rarement le thème de l’adolescence n’avait été abordé avec une telle pudeur et une telle justesse dans un premier long métrage. Assurément un cinéaste à suivre.

Tous aussi rugueux, mais plus économe encore au niveau des mots, La marea, où comment une mère vit le deuil de son jeune fils, obtient le prix FIPRESCI. Diego Martinez Vignatti, chef opérateur de Carlos Reygadas, signe ici, avec ses plans larges et cet espace temps très dilaté, un des films les plus étonnants de la sélection. On reste au cœur d’espaces immenses, oppressants voire agressifs, pour le rail d’oc remis, par un cercle de cheminots cinéphiles, à La punta del diablo, envoûtant raod movie cérébral de Marcelo Pavan.

Le prix découverte de la critique française revient lui à Capital, todo el mundo va a buenos aires de Augusto Gonzales Polo. Enfin plus léger, peut être plus prévisible, le prix du public couronne une comédie pétillante et bien écrite : Ciudad en celo de Herman Gaffet.

Parmi les courts métrages, c’est 30 ans de Nicolas Lasnibat et Venus de José Alvaro qui ont séduit les jurys. Quant aux documentaires c’est El Telon de Azucar de Camilia Guzman Urzua qui remporte les honneurs avant de sortir sur les écrans français dès la rentrée prochaine.

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