3 amis : Michel Boujenah (2007)
août 22, 2007
Réalisation : Michel Boujenah
avec Pascal Elbé, Mathilde Seigner, Kad Merad, Yves Rènier
Distribution : Gaumont Distribution
Date de sortie : 22 Août 2007
Synopsis : Qu’est-ce qu’un ami ? Est-ce que j’en ai un ? Est-ce que j’en suis un (ou une) ? C’est quoi cette relation étrange qu’on appelle l’amitié ? Cette histoire d’amour où l’on ne couche jamais ensemble. Comment je peux faire du bien à mes amis ? Est-ce que j’ai le droit d’intervenir dans leur vie sous couvert de l’amitié ? Et jusqu’à quel point et pourquoi ? Et au fond, quel est ce sentiment étrange qui m’habite quand un ami a besoin de moi ? Un bonheur ou un besoin ?
Quatre ans après Père et fils, Michel Boujenah ausculte avec tendresse les méandres relationnels d’un groupe d’amis plongés au cœur d’une ville bac à sable. Belle occasion pour Kad Mérad et Yves Régnier d’utiliser toute les facettes de leur talent d’acteurs.

C’est pas moi, c’est lui
Toulouse
Michel Boujenah : J’aime Toulouse. J’y ai souvent joué et j’en ai toujours gardé le souvenir d’une ville magique. Un lieu chargé d’histoire, avec une lumière et des couleurs étonnantes. Pourtant, Toulouse reste une ville très peu montrée au cinéma. Trop peu de films y sont tournés. Alors qu’il y a tout dans cette région : un climat agréable, des décors naturels somptueux. J’ai adoré tourner ici en automne. Ça donne une certaine douceur au film. Exactement ce que je voulais.
Parrain de Toulouse Tournage
Michel Boujenah : Cette structure a été crée à l’initiative de ce film et j’espère qu’elle va initier d’autres tournages dans la ville. Car tous nous ont facilité le travail. J’ai fait confiance aux gens de la marie et de la commission cinéma de la Région pour nous faire découvrir, à pied ou à vélo, un maximum de lieux pouvant répondre à nos attendes. On a visité les ruelles et toutes les petites places de Toulouse jusqu’à trouver la place Roger Salengro.

Yves Renier à contre emploi
Yves Rénier : C’était un pari audacieux et culotté. J’ai hésité, mais j’ai adoré interpréter un personnage si loin de moi. Les rôles de flics ça va, j’en ai soupé.
Michel Boujenah : Quand on voit son interprétation ici, on redécouvre un acteur très sous estimé. Quelqu’un qui a à la fois le talent et l’expérience, mais qu’on enferme toujours dans le même type de personnages. Pourquoi Noiret est un immense acteur, parce que, quand vous le voyez dans Cinéma paradiso ou La chambre de l’officier, vous découvrez à chaque fois un personnage différent, qu’il a composé comme un artisan fabriquerait une commode. C’est génial et Yves a cette formation là.
Rire et sérieux
Michel Boujenah : Vous savez, une comédie, on ne peut pas la faire en rigolant tout le temps. Faire rire ça demande beaucoup de travail. Ce n’est pas parce que vous rigolez entre vous devant une caméra que les gens vont rires. Ça demande de la rigueur, du rythme sinon ça ne marche pas. Et je le dis d’expérience parce que ça fait maintenant presque trente ans que mon travail c’est de faire rire.
Un nom qui facilite son entrée dans le cinéma ?
Michel Boujenah : Ce n’était pas forcément un avantage sur Père et fils. Ça l’est peut être plus maintenant que j’ai gagné en crédibilité. Sur le premier j’ai du bataillé contre bien des a priori. Mais vous savez, si 3 amis est un film qui fait rire, j’aurai gagné. C’est ça mon objectif. C’est l’Himalaya de faire rire ! Et pourtant quant on y arrive ça paraît tellement simple. La preuve, c’est que les gens qui font rire n’ont jamais la gloire de ceux qui font pleurer. Finalement on se dit qu’ils ont fait les cons, alors que c’est un travail incroyablement plus compliqué. L’important c’est que les gens soient heureux. Si je donne 1h30 de plaisir à travers ce film, c’est que ma vie a un sens.
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