mars 2008


Du 28 mars au 6 avril 2008, les Rencontres des Cinémas d’Amériques Latine de Toulouse fêtent leur 20éme année d’existence et de découvertes de fabuleuses pellicules du bout du monde. Aujourd’hui labellisée « Festival d’intérêt national » par le CNC, cette manifestation entend bien rendre compte des bouleversements cinématographiques d’un continent.

affiche2008.jpgLe plus bel âge

20 ans de découvertes et de coup de cœur …
20 ans de révélations de jeunes talents. 20 ans de mise en lumière d’un paysage cinématographique en construction. 20 ans et pas une année à perdre en commémoration car le cinéma d’Amérique latine bouillonne. En guise de rétrospective, une carte postale saisissante de ces univers cinématographiques à travers une sélection de 23 premières œuvres réalisées, durant ces deux dernières décennies, par des cinéastes aujourd’hui confirmés ou en voix de l’être comme Arturo Ripstein ou Paul Leduc. Loin de se reposer sur un succès mérité, cette nouvelle programmation mêle allégrement passé et présent pour faire entrevoir au spectateur la richesse mais aussi le futur des cinémas d’Amérique Latine.

Nouveaux visages du cinéma latino
Ces 20ème Rencontres ont ainsi choisies de mettre en avant les carrières naissantes de 4 jeunes acteurs au talent prometteur : la chilienne Manuella Martelli qui illuminait Mon ami Machuca, les argentins Nahuel Pérez Biscayart et Inés Efron apperçue dans XXY et le mexicain Alan Chavez. Si ces 2 garçons et ces 2 filles d’à peine 20 ans, n’apparaissent pas à l’affiche de plus de 4 films actuellement, leur participation active à des projets encore en post production leur assure d’être les nouveaux visages du cinéma latino de demain. En attendant de faire la une des magazines, ils sont les invités chouchoutés du festival.

Les événements de ces Rencontres
Comme chaque année, sont présentés un nombre incalculable de films souvent inédits, de documentaires, de courts métrages (dont une rétrospective consacrée à Paulo Pecora), de projets multimédias (avec Carlos Osuma et le Colectivo Fantasma), le tout en présence de nombreux invités venus présenter leurs oeuvres. A cela s’ajoute les films mis en compétition et, anniversaire oblige, quelques rendez-vous exceptionnels. A commencer par la diffusion de A Pedra do reino de Luis Fernando Carvalho. Une projection qui conjugue prouesse technologique, cette œuvre étant la première projetée en HD numérique à Toulouse et démesure artistique puisqu’il s’agit d’une fresque historique de 3h48. Un film hors norme, véritable résistance artistique aux formatages télévisuels, qui remporta un immense succès populaire au Brésil. Plus culte, la découverte d’un envoûtant chef d’œuvre restauré du cinéma muet brésilien, Limite, réalisé en 1931 par Mario Peixoto. Un long poème admiré d’Eisenstein ou d’Orson Welles resté invisible jusqu’à aujourd’hui et qui sans le parrainage de Walter Salles aurait disparu à jamais. Ce serait dommage se d’en priver. Sans oublier les projections en région, les apéros concerts, les directs avec Radio Campus à 17h30 et un festival off.

Découverte et curiosité sont les maîtres mots de ces 20 ans !

crimes1.jpgThriller espagnol, français, britannique

Réalisation : Alex de la Iglesia
avec Elijah Wood, John Hurt, Julie Cox

Distribution : La Fabrique de Films

Date de sortie : 26 mars 2008

Synopsis : Une vieille dame est assassinée à Oxford. Son corps est découvert par deux hommes : Arthur Seldom, un grand professeur de mathématique et de logique et Martin, un jeune étudiant américain logeant chez elle. Rapidement d’autres meurtres ont lieu, tous annoncés par des symboles bien singuliers. Ces faits divers tragiques permettent à Martin de rencontrer enfin cet intellectuel brillant avec qui il rêvait d’étudier, et de travailler avec lui pour résoudre ce mystère.

Le temps d’un film, Alex de la Iglesia délaisse son Espagne natale pour réaliser un thriller mathématique apaisé et ludique en compagnie de Elijah Wood et John Hurt. Rencontre avec un réalisateur aussi logique que fin stratège.

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Echec et mat

Pourquoi adapter ce roman ?
Alex de la Iglesia : On m’a proposé de porter à l’écran Mathématique du crime de Guillermo Martinez. Je n’ai pas hésité. J’ai aimé ce livre et c’était une opportunité unique de m’essayer à autre chose. Mais ce n’était pas si facile de transposer ce livre. J’ai du mettre entre parenthèse mon attrait pour l’humour noir ou la violence granguignolesque. En plus, c’est un roman où les dialogues sont très importants. L’action se passe donc plus dans ce qui disent les personnages que dans ce qu’ils font. C’était un challenge. Car, pour découvrir l’assassin mes personnages sont amenés à parler de logique, de suites mathématique, donc de choses très techniques qui devaient captiver le spectateur.

Cette logique des chiffres vous fascine ?
Précisément parce que je ne la comprends pas. Tout ce que je ne comprends pas me fascine. Quand j’ai étudié la philosophe à l’université, on ne nous poussait pas à regarder du côté de la physique ou des mathématiques, des disciplines qui, quand elles parlent de la réalité ou de l’origine de l’univers ressemblent beaucoup à la philosophie.

Quelle est la particularité de Crimes à Oxford ?
Ce film est construit autour d’un meurtre mystérieux et de sa résolution, par des personnages qui mènent cette enquête de façon logiques et mathématiques. Avant même de se demander qui peut être l’assassin, ils cherchent à répondre à deux questions fondamentales : est-il possible de connaître la vérité ? Peut-on réellement tirer une certitude absolue de ce qui nous entoure ?

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Ces deux hommes se livrent un combat intellectuel ?
Ce sont deux manières de voir le monde qui s’affrontent. Une vision pessimiste et nihiliste celle de John Hurt d’une part, qui croit qu’il est impossible de connaître la réalité. Et d’autre part, Elijah Wood, son contraire, qui est fondamentalement optimiste, sur de lui et de son intelligence. Il pense qu’on peut résoudre n’importe quel problème en se servant de sa tête, de la logique et des mathématiques. Donc, c’est de cette confrontation que née la force du film. Même leur amour pour Lorna les oppose.

Le plan séquence qui annonce le premier meurtre est fondamental
Effectivement puisque le film est pensé comme un jeu. L’espace dans lequel s’effectue ce plan séquence définit l’aire de jeu, comme une carte en 3D et annonce l’entrée en matière des personnages dans cet espace. Il permet de repérer l’emplacement de chacun avant la découverte du corps. Ce sont mes pions.

Etes-vous prêt à réaliser un autre film en anglais ?
J’ai beaucoup appris en faisant ce film. Je suis heureux d’avoir pu tourné en Europe et travaillé ainsi. Je prépare d’ailleurs un projet identique à celui là à partir d’une idée franco-belge : l’adaptation de La marque Jaune, une aventure de Blake et Mortimer. Elle se fera à Londres, en anglais avec des acteurs britanniques.

loccianienne.jpgFilm français

Réalisation : Jean Périssé
avec Bernard Le Coq, Valentine Teisseire, Roger Souza

Distribution : Artédis

Date de sortie : 19 mars 2008

Synopsis : 1829, Cauterets, à la haute époque du pyrénéisme naissant, l’écrivain René de Chateaubriand vieillissant rencontre la jeune Léontine de Villeneuve, de 40 ans sa cadette.

Pour son premier long métrage, Jean Périssé adapte avec audace et romantisme un cours chapitre des Mémoires d’outre-tombe : le dernier amour de Chateaubriand pour une jeune aristocrate toulousaine. Sa réalisation soignée, sa mise en scène appliquée et son interprétation brillante font de ce marivaudage un instant délicieux.

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Mémoires d’une jeune fille rangée

Auteurs de nombreux courts métrages, scénariste, réalisateur pour la télévision, Jean Périssé est passionné de cyclisme et fasciné par les Pyrénées. De grands espaces auxquels il consacra de nombreux documentaires et à qui il donna une place centrale dans L’Occitanienne, pari fou de porter à l’écran le dénouement d’une histoire d’amour épistolaire entre l’écrivain séducteur vieillissant René de Chateaubriand et la jeune Léontine de Villeneuve, enflammée de passion pour le grand homme. 1829, en pleine époque du pyrénéisme naissant, les deux amants se rencontrent furtivement, à Cauterets, après deux années de correspondance. Réunis au cœur d’un immense hôtel du bout du monde, balayé par les vents et déserté par les curistes, ce couple se découvre sous les yeux bienveillants d’un maître d’hôtel, poète dans l’âme. Une nuit qui bouleversa la jeune fille mais ne constitua qu’une quinzaine de lignes assez vagues dans l’oeuvre autobiographique de l’écrivain : Mémoires d’outre-tombe. Profondément blessée à la lecture du simple entrefilet qu’il accorda à leur relation, Léontine de Villeneuve n’aura de cesse de sortir de l’anonymat en révélant la véritable identité de l’Occitanienne. C’est l’histoire de cette nuit à Cauterets qu’Alain Paraillous a imaginé et que Jean Périssé vient de réaliser.

L’amour passion
D’une grande maîtrise, d’une belle intelligence, L’Occitanienne est un film doux, économe et élégant. Le peu y est magnifié. De superbes plans de nature pyrénéenne, véritables poumons du film alternent avec le huit clos de l’hôtel. Un intérieur vaste et raffiné construit avec minutie dans lequel évoluent seulement trois personnages bercés par la musique de Schubert. A commencer par Bernard Le Coq qui donne merveilleusement vie à un Chateaubriand au regard scrutateur, obsédé par l’empreinte du temps sur son corps et soucieux de plaire, partagé entre le désir et l’ennuie. Face à lui une talentueuse inconnue : Valentine Teisseire campe un personnage féminin obstiné, dévoré par une passion et un désir né des mots qui lui furent adressé. L’adoration qu’elle voue à l’écrivain est aussi puissante et dévastatrice que ces torrents de montagnes qui rythment le film. C’est d’ailleurs elle qui mène ce jeu amoureux. Mais face à la force des sentiments en présences, auxquels la nature fait écho, le maître d’hôtel : Roger Souza tient la barre. Du haut de son accent, il se pose comme témoin voyeur bienveillant et veilleur de nuit, éclairant de son bon sens cette rencontre entre un homme âgé et cette ardente jeune femme. Une longue nuit pudique et électrique qui nous laisse, à l’aube, mélancoliques.

il-y-a-lgt.jpg Film français

Réalisation : Philippe Claudel
avec Kristin Scott Thomas, Elsa Zylberstein, Serge Hazanavicius

Distribution : UGC

Date de sortie : 19 mars 2008

Synopsis : Pendant 15 années, Juliette n’a eu aucun lien avec sa famille qui l’avait rejetée. Alors que la vie les a violemment séparées, elle retrouve sa jeune soeur, Léa, qui l’accueille chez elle, auprès de son mari Luc, du père de celui-ci et de leurs fillettes.

Après le succès littéraire des Ames grises, Philippe Claudel délaisse un temps la plume pour passer derrière la caméra et mettre en image une histoire personnelle et poignante. Sensible et pudique ce coup d’essaie est une réussite. Rencontre avec un cinéaste en devenir.

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Le poids d’un secret

Pourquoi êtes-vous passé à la réalisation ?
Philippe Claudel : Depuis l’enfance j’ai toujours aimé cette forme d’expression artistique. Comme spectateur d’abord puis comme apprenti fabriquant en fin d’adolescence. Je faisais parti d’une université où se développait un département de cinéma. On était 20 à 30 à vouloir écrire réaliser, jouer ou monter. On a fait pas mal de courts métrages. Puis les années ont passées, j’ai mis le cinéma de côté avant de le retrouver il y a une dizaine d’années avec Yves Angelo. Il m’a demandé d’écrire avec lui, une histoire qui servit de synopsis au film Sur le bout des doigts. Puis j’ai travaillé comme scénariste avant de concevoir ce projet cinématographique. Quand je l’ai écrit, je ne me voyais pas le donner à qui que soit. Il était donc clair que j’essayerai de la réaliser.

Quels sont les liens entre cinéma et littérature ?
Philippe Claudel : J’aime bien les symboles, les métaphores filées, les thématiques qui rebondissent, comme ici celle de l’eau ou de l’enfermement. Donc des constructions qui sont effectivement littéraires. Après, j’ai beaucoup réfléchi aux cadrages. J’ai établi des compositions très strictes, que je dessinais avant de tenter de les mettre en œuvre. Donc faire un film revient à tout anticiper. Alors que le plaisir du roman c’est de ne rien préparer, de se laisser aller dans le texte avec ses personnages sans rien préméditer, se laisser surprendre. Ce sont deux états d’esprits assez différents.

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Avez-vous pensé à Krinstin Scott Thomas & Elsa Zylberstein au moment de l’écriture ?
Philippe Claudel : Elsa est une amie, donc le personnage de la jeune sœur a été écrit pour elle. Je l’ai rendue un peu maladroite, malhabile, mais c’est du sur mesure. Quand à Kristin, ce n’est qu’une fois le scénario terminé, et après casting que j’ai pensé à elle. C’est une actrice de grand talent, mais qui est sous-employée dans le cinéma français. Je trouvais intéressant de lui offrir un grand rôle. J’aime cette expressivité qu’elle a, à la fois, dans son visage et dans son jeu. Ici, elle agit comme un révélateur. Son retour au sein de cette famille modèle va peu à peu dévoiler les malaises et les souffrances en sommeil.

Ces instantanés de vies sont-ils le fruit du regard de l’écrivain ?
Philippe Claudel : Mon but est de trouver les moyens les mieux adaptés pour exprimer ce que je ressens profondément. Parfois, c’est le roman, parfois le cinéma, mais je ne peux pas dire que j’ai deux vie : une d’écrivain et une de cinéaste. Quand je ne fais ni film, ni livre, je suis quelqu’un comme tout le monde, qui regarde, écoute et ressens des choses. Après, ce monde que j’absorbe se cristallise dans mes créations. Je ne pense donc pas qu’être écrivain aide à faire un film, même celui-là. C’est simplement le témoignage de ma sensibilité.

femmes1.jpg Film français

Réalisation : Jean-Paul Salomé
avec Sophie Marceau, Julie Depardieu, Marie Gillain

Distribution : TFM Distribution

Date de sortie : 5 mars 2008

Synopsis : Engagée dans la Résistance française, Louise s’enfuit à Londres après l’assassinat de son mari. Elle est recrutée par le SOE, un service secret de renseignement et de sabotage piloté par Churchill. Dans l’urgence, on lui confie sa première mission, l’exfiltration d’un agent britannique tombé aux mains des allemands alors qu’il préparait le débarquement sur les plages normandes. L’homme n’a pas encore parlé mais le temps presse. Louise doit d’abord constituer un commando de cinq femmes spécialement choisies pour les besoins de l’opération.

Jean-Paul Salomé a choisi de sortir de l’ombre une page oubliée de notre histoire : l’engagement des femmes dans la Résistance. Malheureusement, son souci du détail historique quelque peu approximatif et son casting improbable, donne plus à ce beau projet l’apparence d’un énergique divertissement de série B, qu’un film de guerre rigoureux.

Héroïnes de pacotilles

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Pourquoi revenir sur cette période ?
Jean-Paul Salomé : C’est en lisant un article du Times à Londres, sur l’histoire Lise Villameur qui venait de décéder à 98 ans. J’ai été intrigué par la présence de résistantes françaises dans un service secret crée par Churchill et j’ai rencontré Olivier Wieviorka, historien spécialiste de la seconde Guerre Mondiale, pour qu’il me guide dans mes recherches. Ces femmes n’ont pas tiré parti de cet engagement patriotique, contrairement à beaucoup d’hommes, pour leur vie professionnelle, sociale ou politique. A la libération, De Gaulle ne voulait pas mettre en avant les agents ayant travaillé pour les anglais. Pour ces femmes, la page était tournée : elles avaient fait leur devoir et la vie normale reprenait le dessus.

C’est pourtant une fiction…
Jean-Paul Salomé : Il n’existe pas de biographie officielle, c’est donc une invention, mais bâtie sous l’œil de l’historien à partir d’éléments qui ont vraiment existé. Louise, le personnage de Sophie Marceau s’inspire de Lise Villameur qui a bien rejoint son frère en Angleterre et Gaëlle Lemenech, le personnage de Deborah François, d’une jeune bertonne devenue spécialiste des explosifs à Londres. J’ai choisi le cadre cinématographique du polar pour éviter le chronique des années de guerre.

Pourquoi proposer une mise en scène si classique ?
Jean-Paul Salomé : On a revu les films qui continuent de nous marquer avec la même intensité malgré l’épreuve du temps : Lacombe Lucien et Au revoir les enfants de Louis Malle, L’Armée des Ombres de Melville, Mr Klein de Losey ou Le bon et les méchants de Lelouch. Et on a conclu que c’était leur forme classique qui faisait leur force et leur charme. J’ai donc choisi d’être le plus précis possible et le plus rigoureux pour les coiffures, les costumes ou les couleurs. Et bien évidemment j’ai mis un point d’honneur à tourner à Paris et dans des décors naturels.

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Comment avez- vous établi le casting ?
Jean-Paul Salomé : Avec Laurent Vachaud, on a écrit le scénario en ne pensant qu’à des comédiennes disparues comme Simone Signoret ou Ginette Leclerc. C’est assez étrange j’en convient (rires). Puis on s’est attaqué au véritable casting du commando, un peu comme l’a fait le colonel Buckmaster, responsable du réseau à Londres dans le film. Le voulais des comédiennes qui n’avaient jamais tournées ensemble, aux filmographies et caractères différents pour les faire ressortir à l’écran. Mais je voulais aussi une pointe de réalisme. Les allemands et les anglais devaient ainsi parler leur langue entre eux. Je suis donc allé faire les castings dans les pays concernés. Moritz Bleibtreu, acteur de cinéma et de théâtre très connu en Allemagne, m’a dit qu’il savait qu’un jour ou l’autre on lui proposerai d’interpréter un nazi et que, quitte à l’accepter, il préférait que ce soit celui-là. Il est d’ailleurs ici remarquable. Aujourd’hui, le temps a passé et le cinéma peut montrer des personnages plus nuancés.

A quel public s’adresse votre film ?
Jean-Paul Salomé : Je voulais montrer à ceux qui n’ont pas connu la guerre les raisons de l’engagement dans la résistance. Par conviction religieuse par exemple. Même si le pape de l’époque ne condamnait pas les théories nazie et le fascisme, beaucoup de catholiques ont pris le maquis avec les communistes.

 

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Une rencontre diffusée le 05 mars, à télécharger ici.

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Bonne écoute !