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	<description>Complément Ecrit des Emissions Radiophoniques</description>
	<pubDate>Tue, 06 May 2008 09:17:18 +0000</pubDate>
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	<language>fr</language>
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		<title>Kijû Yoshida à Toulouse, le mardi 6 mai</title>
		<link>http://klrob.wordpress.com/2008/05/04/kiju-yoshida-a-toulouse-le-mardi-6-mai/</link>
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		<pubDate>Sun, 04 May 2008 09:10:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrice Chambon</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Cinéma asiatique]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le cadre de la programmation Erotiques du Japon, le cinéaste Kijû Yoshida et la comédienne Mariko Okada viendront rencontrer le public de la Cinémathèque de Toulouse et présenter le monument cinéphilique Eros+Massacre. Ce chef d’oeuvre de la Nouvelle Vague japonaise, ressort en copie neuve et en DVD grâce au courage éditorial de Carlotta films. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="text-align:justify;"><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2008/05/cin-kijuyoshida.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-560" style="float:left;" src="http://klrob.files.wordpress.com/2008/05/cin-kijuyoshida.jpg?w=200&h=298" alt="" width="200" height="298" /></a>Dans le cadre de la programmation <em>Erotiques du Japon</em>, le cinéaste <strong>Kijû Yoshida</strong> et la comédienne <strong>Mariko Okada</strong> viendront rencontrer le public de la Cinémathèque de Toulouse et présenter le monument cinéphilique <em>Eros+Massacre</em>. Ce chef d’oeuvre de la Nouvelle Vague japonaise, ressort en copie neuve et en DVD grâce au courage éditorial de Carlotta films. Le Centre Pompidou consacre une rétrospective à ce cinéaste, du 26 mars au 19 mai.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Kijû Yoshida</strong>, que l&#8217;on a pu comparer à<strong> Bergman</strong> ou <strong>Antonioni</strong> en Europe, est, avec <strong>Oshima</strong> ou<strong> Imamura</strong>, un des chefs de file de la Nouvelle Vague japonaise. Mais avant tout il reste un cinéaste inclassable qui cherche inlassablement à renouveler les possibilités narratives et plastiques du cinéma. Érudit, fin connaisseur de l&#8217;existentialisme, il est aussi le cinéaste du corps, support à fleur de peau parfait pour raconter ses histoires sensibles, souvent des portraits de femmes servis par son épouse et égérie, la célèbre et merveilleuse comédienne, <strong>Mariko Okada</strong>.</p>
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		<item>
		<title>Deux Jours à Tuer : Jean Becker (2008)</title>
		<link>http://klrob.wordpress.com/2008/05/01/deux-jours-a-tuer-jean-becker-2008/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 May 2008 22:03:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrice Chambon</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>

		<category><![CDATA[Cinéma français]]></category>

		<category><![CDATA[Interview]]></category>

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		<description><![CDATA[Film français
Réalisation : Jean Becker
avec Albert Dupontel, Marie-Josée Croze, Pierre Vaneck
Distribution : Studio Canal
Date de sortie : 30 avril 2008
Synopsis : Antoine Méliot, la quarantaine, a tout pour être heureux : une belle épouse, deux enfants adorables, des amis sur lesquels il peut compter à tout instant, une jolie demeure dans les Yvelines et de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2008/05/2-jours-a-tuer.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-550" style="float:left;" src="http://klrob.files.wordpress.com/2008/05/2-jours-a-tuer.jpg?w=120&h=162" alt="" width="120" height="162" /></a>Film français</p>
<p><strong>Réalisation :</strong> Jean Becker<br />
avec Albert Dupontel, Marie-Josée Croze, Pierre Vaneck</p>
<p><strong>Distribution : </strong><a title="Studio Canal" href="http://www.studiocanal-distribution.com/" target="_blank">Studio Canal</a></p>
<p><strong>Date de sortie : </strong>30 avril 2008</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Synopsis : </strong>Antoine Méliot, la quarantaine, a tout pour être heureux : une belle épouse, deux enfants adorables, des amis sur lesquels il peut compter à tout instant, une jolie demeure dans les Yvelines et de l&#8217;argent. Mais un jour, il décide de tout saboter en un week-end : son bonheur, sa famille, ses amis. Que s&#8217;est-il passé chez cet homme pour qu&#8217;il change si étrangement de comportement ?</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Avec <a title="Site officiel" href="http://www.deuxjoursatuer-lefilm.com/" target="_blank"><em>Deux Jours à Tuer</em></a>, adaptation poignante et personnelle du roman de François d&#8217;Epenoux, Jean Becker dresse le portrait passionnant d&#8217;un homme tranquille qui saborde sa vie en un week-end. Si ce drame trouve une explication sans complaisance, il permet au cinéaste de s&#8217;interroger sur le sens de la vie au sein d&#8217;une société dominée par l&#8217;argent. Rencontre avec deux figures sincères du 7<sup>ème</sup> art français : Jean Becker et Albert Dupontel.</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2008/05/2-jours-a-tuer-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-551" src="http://klrob.files.wordpress.com/2008/05/2-jours-a-tuer-1.jpg?w=500&h=336" alt="" width="500" height="336" /></a></p>
<p align="center"><em>Cris et Chuchotements</em></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Etes-vous resté très proche du roman ?</strong><br />
<em>Jean Becker :</em> C&#8217;est un livre que j&#8217;ai particulièrement aimé, parce qu&#8217;il m‘a de suite intrigué.. J&#8217;en suis donc resté le plus proche possible dans la première partie. J&#8217;ai simplement un peu minimisé, la violence que le personnage avait vis-à-vis de sa famille et de ses amis. Quant à la deuxième partie, elle n&#8217;existait pas. J&#8217;en ai donc confié l&#8217;écriture à François d&#8217;Epenoux lui-même. Je la voulais plus tendre, plus apaisée. Car au début, Antoine veut se rendre totalement inacceptable. Avant de partir, il veut rompre avec les gens qu&#8217;il connaît, son travail, sa femme et même ses enfants. Il créait donc une rupture totale. Mais par la suite, il n&#8217;a plus aucune raison de provoquer qui que ce soit. Tout ce qui se passe donc par la suite en Irlande vient éclairer sa personnalité. C&#8217;est un homme qui s&#8217;est séparé d&#8217;une certaine forme de vie pour en retrouver une autre.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Pourquoi avoir choisi Albert Dupontel pour incarner Antoine ?</strong><br />
<em>Jean Becker :</em> C&#8217;est un garçon que j&#8217;ai pu apprécier autant comme réalisateur que comme acteurs dans les films d&#8217;autres cinéastes. Il a un physique à la fois imposant et inquiétant et il dégage aussi une certaine douceur, une certaine sensibilité. C&#8217;est en fait exactement ce qu&#8217;il fallait  pour réussir à endosser la personnalité trouble d&#8217;Antoine.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Comment percevez-vous le personnage d&#8217;Antoine ?</strong><br />
<em>Jean Becker :</em> C&#8217;est un homme qui va jusqu&#8217;au bout de lui-même et qui n&#8217;a pas peur d&#8217;affronter ce qu&#8217;il va vivre. C&#8217;est ça qui m&#8217;a plu et bouleversé à la lecture du livre. J&#8217;aurai aimé dans des circonstances semblables, avoir le courage de réagir comme ça.<br />
<em>Albert Dupontel :</em> J&#8217;ai fini par l&#8217;aimer. En lisant le scénario, j&#8217;ai compris sa démarche et je me suis identifié à ses émotions. Je crois j&#8217;aurai pu réagir comme lui. Je ne le trouve donc pas odieux. Il est lui-même et on va découvrir plus tard pourquoi il devient comme ça. C&#8217;est un motif très émouvant. Mais, être odieux ne consiste pas à dire à des gens qu&#8217;ils sont stupides, même si c&#8217;est le cas de ceux qui nous sont présentés. Ce n&#8217;est pas être odieux, c&#8217;est être franc. Et effectivement, être franc peut être cruel.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2008/05/2-jours-a-tuer-4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-554" src="http://klrob.files.wordpress.com/2008/05/2-jours-a-tuer-4.jpg?w=490&h=317" alt="" width="490" height="317" /></a></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Peut-on lire dans la scène explosive du repas d&#8217;anniversaire une critique de certaines valeurs de notre société comme l&#8217;individualisme ?</strong><br />
<em>Jean Becker :</em> Bien sûr, il faut y voir une prise de position contre la société de consommation et les gens qui se contentent d&#8217;avoir du fric. D&#8217;ailleurs, comme le dit Antoine : « l&#8217;argent quand t&#8217;en as pas, t&#8217;as l&#8217;air d&#8217;un con ». C&#8217;est un peu vrai en ce moment, c&#8217;est la société actuelle, elle est de plus en plus comme ça, il ne faut pas leurrer. Mais c&#8217;est une petite critique. Elle est là parce que je l&#8217;assume et mes acteurs aussi, sans quoi ils n&#8217;auraient pas dit le texte, ils n&#8217;auraient pas acceptés d&#8217;aller dans ce genre de contestation. Elle là, elle existe et elle est vraie. Alors, elle est peut être un peu naïve, sa forme est peut être un peu trop théâtrale, mais elle est compréhensible par tous.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Une constante de votre cinéma, c&#8217;est l&#8217;importance de la nature qui reflète ce que pensent ou ressentent vos personnages. C&#8217;est sidérant ici de voir l&#8217;adéquation de ces paysages irlandais rugueux avec le personnage d&#8217;Antoine.</strong><br />
<em>Jean Becker : </em>Je suis allé une fois passé quelques jours en Irlande, au Connemara exactement et j&#8217;ai tout de suite eu envie d&#8217;y retourner et d&#8217;y tourner. On a eu que du beau temps et c&#8217;est une chance, car ces paysages ensoleillés mélangés au destin du personnage se complètent à merveille.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2008/05/2-jours-a-tuer-3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-552" src="http://klrob.files.wordpress.com/2008/05/2-jours-a-tuer-3.jpg?w=510&h=340" alt="" width="510" height="340" /></a></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Il y a fin en deux temps dans ce long métrage en quelque sorte ?</strong><br />
<em>Jean Becker :</em> Le film s&#8217;achève réellement sur un texte de Jean-Loup Dabadie dit par Serge Reggiani sur une musique d&#8217;Alain Goraguer. On a demandé au projectionniste de ne pas remettre la musique avant la fin de cette lecture car c&#8217;est un très beau texte qui conclue vraiment cette histoire. Ce générique fait donc partie intégralement de Deux jours à tuer. Tout y est résumé.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Albert Dupontel, après avoir fait l&#8217;acteur pour de nombreux réalisateurs, je crois que vous êtes enfin décidé à repasser derrière la caméra ?</strong><br />
<em>Albert Dupontel :</em> Effectivement, je prépare un nouveau projet qui devrait s&#8217;appeler <em>Le Vilain</em>. C&#8217;est un film très vilain, dont la sortie est prévue avec un peu de chance début septembre. Je n&#8217;ai pas de distributeur par l&#8217;instant, mais ça se bouscule. Ce sera une comédie selon mes propres critères, c&#8217;est-à-dire loin de celles qu&#8217;offre en ce moment le cinéma français. On sera loin du registre de Jean Becker si vous préférez (rires), mais je dois avouer que j&#8217;ai été très troublé de traverser son univers en tant acteur. Ce fut une chance. J&#8217;y ai appris que des choses simples pouvaient émouvoir. Ce n&#8217;est pas une autre école. Ce n&#8217;est pas forcément déstabilisant non plus, c&#8217;est juste étonnant de découvrir une autre approche du cinéma, à laquelle je n&#8217;aurai jamais pensé.</p>
<p style="text-align:justify;">
<p style="text-align:center;"><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2007/09/interligne.jpg"><img class="size-full wp-image-427" src="http://klrob.files.wordpress.com/2007/09/interligne.jpg?w=300&h=199" alt="" width="300" height="199" /></a></p>
<p style="text-align:center;">
<p style="text-align:center;"><a></a></p>
<table style="height:369px;" border="1" cellspacing="0" cellpadding="0" width="478">
<tbody>
<tr>
<td width="624" valign="top">
<p style="text-align:justify;">Réalisé un an à peine après <em>Dialogue avec mon jardinier</em>, <em>Deux Jours à Tuer</em> est un film très personnel   de la part de Jean Becker. Le cinéaste s&#8217;y livre, emporté par un sujet qui a   su le toucher. Son choix judicieux de confier le rôle principal, celui d&#8217;Antoine,   à Albert Dupontel, contribue à en faire une œuvre à part dans sa   filmographie. C&#8217;est du moins ce que nous pousse à croire cette première   partie ahurissante, où cet homme pris d&#8217;une crise de conscience aigue, décide   de lâcher son boulot avant d&#8217;envoyer bouler femme et enfants, pourtant si  conformes à l&#8217;image du bonheur parfait.   Puis c&#8217;est au tour des ses amis ou plutôt ceux de sa femmes. Un tourbillon autodestructeur   se lève sans raison apparente, nous emporte vers l&#8217;inconnu et nous propulse   voyeur du suicide social de cet homme. Antoine reproche, dénonce, agresse. Il   dit, avec froideur et cynisme, ce qui les conventions sociales nous empêchent   de déclarer à autrui. C&#8217;est jouissif et terrifiant à la fois. Le temps de   cette descente aux enfer, avec l&#8217;apothéose de ce repas d&#8217;anniversaire qui   tourne au cauchemar, on ne reconnaît plus le cinéma de Jean Becker. On se   contente alors d&#8217;imaginer faussement qu&#8217;Albert Dupontel a du prendre son pied   dans ce rôle de troublions nihiliste et hargneux. Car on ne sais pas, on ne   comprend pas pourquoi un tel déchaînement de violence. Mais on vit la scène,   on jubile, on s&#8217;émeut, et on excuse la durée excessive de ce dîner/règlement   de compte trop théâtrale, son éclairage blafard et ses acteurs approximatifs.   On ne sait pas, où plutôt on aimerait ne pas savoir quelle raison pousse   Antoine à agir ainsi. Car lorsque les réponses arrivent, on retrouve le   cinéma touchant mais un peu trop lisse de Jean Becker. L&#8217;explication à ce   comportement existe. Elle nous ait donnée, certes sans complaisance ni larmes,   chose admirable, mais nous l&#8217;avons. Et elle nous enferme, nous contraint à   repenser ce changement radical d&#8217;attitude d&#8217;une façon plus noble, plus   respectable et plus courageuse. Le nihilisme primaire entrevue jusqu&#8217;alors n&#8217;était-il   qu&#8217;illusion ? Pas totalement, car la critique du confort bourgeois et de   la perte de liberté qu&#8217;il entraîne semblent bien être partagée par Jean   Becker. Une réflexion que l&#8217;on salue mais qui malheureusement ne suffit pas à   faire <em>Deux Jours à Tuer</em> cette œuvre   à part aperçue au début de la projection. Et si au fond, <em>Deux Jours à Tuer</em> n&#8217;était en fait qu&#8217;un long métrage   humaniste ?</p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
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		<item>
		<title>Wild Side édite 6 nouveaux films du cinéaste Hideo Gosha en DVD</title>
		<link>http://klrob.wordpress.com/2008/04/28/wild-side-edite-6-nouveaux-films-du-cineaste-hideo-gosha-en-dvd/</link>
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		<pubDate>Mon, 28 Apr 2008 10:29:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrice Chambon</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Cinéma asiatique]]></category>

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		<description><![CDATA[En ce mois d’avril 2008, la filmographie du réalisateur japonais Hideo Gosha se voit une nouvelle fois mise à l’honneur, avec l’édition de 6 nouveaux titres jusque là inédit en zone 2. Et contre toute attente, ce n’est pas HK Video qui s’y colle, en publiant un quatrième volume Rônins et Yakuza, mais bien Wild [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p style="text-align:justify;"><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2008/05/laproiedelhomme.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-556" src="http://klrob.files.wordpress.com/2008/05/laproiedelhomme.jpg?w=510&h=286" alt="" width="510" height="286" /></a>En ce mois d’avril 2008, la filmographie du réalisateur japonais <strong>Hideo Gosha</strong> se voit une nouvelle fois mise à l’honneur, avec l’édition de 6 nouveaux titres jusque là inédit en zone 2. Et contre toute attente, ce n’est pas HK Video qui s’y colle, en publiant un quatrième volume <em>Rônins et Yakuza</em>, mais bien Wild Side Video, éditeur historique du cinéaste qui publia en 2001,  une de ses œuvres maîtresses : <em>Goyokin</em> (1969). La qualité du travail de restauration effectué sur cette copie ainsi que sur ces dernières parutions laisse présager du meilleur pour ses copies à venir qui devraient se voir agrémentées de bonus précieux. Pour le packaging, pas de coffret annoncés mais 6 DVD vendus à l’unité.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2008/05/wild-side.jpg"><img class="size-full wp-image-557 alignleft" style="float:left;" src="http://klrob.files.wordpress.com/2008/05/wild-side.jpg?w=53&h=90" alt="" width="53" height="90" /></a> Wild Side propose ainsi cinq des derniers films du cinéaste, réalisés dans les années 1980, et centré autour de l’univers des geishas et des yakuzas. A savoir : <em>Dans l&#8217;ombre du loup, La proie de L&#8217;homme, Tokyo Bordello et Femme de Yakuza</em>. Quand au 6ème titre, il s’agit de l’édition en 2 DVD, d’un film de sabre monumental et totalement inédit de <strong>Hideo Gosha</strong> : <em>Hitokiri</em> réalisé la même année que <em>Goyokin</em>. Le second DVD lui, ne contiendra que des bonus ahurissants dont de nombreuses interviews de personnes ayant participées à la réalisation de ce film comme le chef opérateur <strong>Fujio Morita</strong> ou de gens ayant simplement côtoyées le réalisateur à commencer par sa fille <strong>Tomoe Gosha</strong>, le réalisateur <strong>Masahiro Shinoda</strong>, ou encore <strong>Mark Schilling</strong>, critique et auteur du livre Yakuza Movie Book.</p>
<p style="text-align:justify;">De quoi ravir les aficionados de <strong>Hideo Gosha</strong>, rare cinéaste japonais dont quasiment 80% de la filmographie est devenu disponible en DVD en l’espace de quelques années.</p>
<img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/klrob.wordpress.com/555/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/klrob.wordpress.com/555/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/klrob.wordpress.com/555/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/klrob.wordpress.com/555/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/klrob.wordpress.com/555/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/klrob.wordpress.com/555/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/klrob.wordpress.com/555/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/klrob.wordpress.com/555/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/klrob.wordpress.com/555/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/klrob.wordpress.com/555/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/klrob.wordpress.com/555/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/klrob.wordpress.com/555/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=klrob.wordpress.com&blog=155582&post=555&subd=klrob&ref=&feed=1" /></div>]]></content:encoded>
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		<title>Bilan des 20e Rencontres Cinémas d’Amérique Latine : le cinéma mexicain plébiscité !</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Apr 2008 21:23:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrice Chambon</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Actu toulouse]]></category>

		<category><![CDATA[Chronique]]></category>

		<category><![CDATA[Cinéma amérique latine]]></category>

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		<description><![CDATA[Ces 20e Rencontres Cinémas d’Amérique Latine s’achèvent avec éclat sur un palmarès brillant accompagné d’un succès d’estime croissant.
Plus qu’un festival, ces rencontres sont une course effrénée contre le temps. Trop de films, trop de lieux de diffusion. On s’émerveille, on se perd dans les méandres de cette programmation. On parle, on échange. Mais c’est décontenancé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p class="MsoNormal" style="text-align:justify;"><strong>Ces 20<sup>e</sup> Rencontres Cinémas d’Amérique Latine s’achèvent avec éclat sur un palmarès brillant accompagné d’un succès d’estime croissant.</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2008/05/foule.jpg"><img class="size-full wp-image-558 alignright" style="float:right;" src="http://klrob.files.wordpress.com/2008/05/foule.jpg?w=275&h=183" alt="" width="275" height="183" /></a>Plus qu’un festival, ces rencontres sont une course effrénée contre le temps. Trop de films, trop de lieux de diffusion. On s’émerveille, on se perd dans les méandres de cette programmation. On parle, on échange. Mais c’est décontenancé par la fadeur du film de clôture, <em>Partes Usadas</em> du mexicain <strong>Aaron Fernandez</strong> (où qui plus est le jeune acteur Eduardo Granados vole la vedette à Alan Chavez), que l’on s’achemine vers leur dénouement.</p>
<p style="text-align:justify;">Une déconvenue vite oubliée devant la qualité du Palmarès de ces 20e Rencontres qui salue brillement la créativité et la maturité de ces cinémas étonnants. A commencer par la remise du Grand Prix Coup de Cœur et du prix FIPRESCI de la première œuvre à <em>Cochochi</em>, long métrage mexicain de <strong>Laura Guzman</strong> et <strong>Israel Cardenas</strong>, pour son originalité narrative et le regard tendre qu’ils portent sur ces 2 jeunes indiens Tarhumaras. Tourné loin des villes et presque entièrement en raramuri, ce voyage initiatique a déjà obtenu de nombreuses récompenses. Pourtant, le Prix du Public, ainsi que celui des 313 bénévoles, sont venus couronner une oeuvre plus dense et éminemment politique : <em>Agnus Dei</em> de <strong>Lucia Cédron</strong>. Un premier long métrage teinté d’éléments autobiographiques qui interroge le passé de l’Argentine à partir de son présent pour entrevoir l’avenir d’une génération. A noter, que le film sera visible en salle dès le mois de mai prochain, pour une sortie nationale.</p>
<p><img class="size-full wp-image-548 alignleft" style="float:left;" src="http://klrob.files.wordpress.com/2008/05/donde-estan-sus-historias.jpg?w=319&h=207" alt="" width="319" height="207" /></p>
<p style="text-align:justify;">Le jury de la critique française a décidé quant à lui de récompenser la vitalité du jeune cinéma mexicain en partageant le prix découverte entre le joviale <em><strong>Quemar las naves</strong></em> de<strong> Francisco Alba</strong> pour sa maîtrise et le très âpre mais superbe <em>Donde estan sus Historias ?</em> de <strong>Nicolas Pereda</strong> pour son inventivité. Une œuvre rugueuse, brute qui a décontenancé le public toulousain mais qui pourtant reste le souvenir le plus magique de ce festival.</p>
<p style="text-align:justify;">Plus léger, <em>El Camino</em>, envoûtant road movie entre Nicaragua et Costa Rica de<strong> Ishtar Yasin Gutiérrez</strong> à obtenu le rail d’oc. Parmi les courts métrages, c’est<em> Como todo el mundo</em> de <strong>Franco Lolli </strong>et <em>Hoy no estoy </em>de <strong>Gustavo Taretto</strong> qui ont séduit les jurys. Quant aux documentaires c’est <em>Romance do vaquiero voador </em>du brésilien <strong>Manfredo Caldas </strong>qui remporte les honneurs alors que <em>Un tigre de papel</em> se contente d’un prix spécial du jury.</p>
<p style="text-align:justify;">Enfin, le Prix Cinéma en Construction Toulouse 2008, destiné à l’aide à la post-production de films prometteurs, s’est vu attribué à l’unanimité du jury à <em>Tony Manero</em> du chilien <strong>Pablo Larrain</strong>. En attendant de retrouver ces réalisations en salle, saluons ici la qualité du palmarès des ces 20ème Rencontres, qui par son refus de l’élitisme, rend merveilleusement compte de la diversité de ces cinémas du bout du monde. Une gageure pour ce festival devenu essentiel.</p>
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		<title>Ambiance de ces 20ème Rencontres Cinémas d&#8217;Amérique Latine de Toulouse</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Apr 2008 09:33:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrice Chambon</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Actu toulouse]]></category>

		<category><![CDATA[Cinéma amérique latine]]></category>

		<category><![CDATA[Ecrans toulousains]]></category>

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		<description><![CDATA[Jusqu’au 6 avril 2008, les Rencontres des Cinémas d’Amériques Latine de Toulouse fêtent leurs 20 ans. Deux décennies de découvertes, de curiosité cinématographique, de révélations de jeunes talents et d’ouverture en direction des pays latinos déjà célébrées par un public toujours plus nombreux.
B-Happy
Rythmé par la batucada effrénée de Samba Résille et Blocodaqui, curieux et cinéphiles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p align="justify"><b>Jusqu’au 6 avril 2008, les Rencontres des Cinémas d’Amériques Latine de Toulouse fêtent leurs 20 ans. Deux décennies de découvertes, de curiosité cinématographique, de révélations de jeunes talents et d’ouverture en direction des pays latinos déjà célébrées par un public toujours plus nombreux.</b></p>
<p align="center"><i>B-Happy</i></p>
<p align="justify"><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2008/04/limite-2.jpg" title="limite-2.jpg"><img src="http://klrob.files.wordpress.com/2008/04/limite-2.jpg" alt="limite-2.jpg" align="left" /></a>Rythmé par la batucada effrénée de Samba Résille et Blocodaqui, curieux et cinéphiles se sont déhanchés jusqu’à la Cinémathèque bondée pour se déshydrater avant de découvrir, en avant première, le long métrage brésilien chargé d’inaugurer ces Rencontres : <i>Maré, nossa historia de amor</i>.</p>
<p align="justify">Réalisé par <b>Luciat Murat</b>, ce film nous assénait l’histoire d’amour de deux adolescents sur fond de guerre des gangs au cœur d’une favela de Rio. Mêlant chansons, danse et RnB, cette relecture de Roméo et Juliette façon <i>Un, Dos, Tres</i> avait de quoi déstabiliser une salle comble. Un choix de la légèreté et du formatage télévisuel en ouverture d’autant plus étonnant qu’il ne reflète nullement l’exigence de la programmation à venir.</p>
<p align="justify">Il serait ainsi regrettable, sous prétexte que l’œuvre vient elle aussi du Brésil et qu’elle est produite par Tv Globo et Rain de bouder <i>A Pedra do reino</i> de <b>Luis Fernando Carvalho</b>. Le réalisateur de <i>A la gauche du père</i>, propose ici un projet hors norme, tournée sans acteur connus, et visuellement ahurissant. La profusion de couleurs, la luxuriance des costumes, l’exubérance des décors, la caméra portée à l’épaule et sa projection unique en HD, en font incontestablement l’événement de ces 20ème Rencontres.</p>
<p align="justify">Et comment ne pas regretter que la salle ne fut qu’au ¾ pleine pour la projection de l’envoûtant chef d’œuvre restauré du cinéma brésilien : <i>Limite</i>. L’heure tardive de sa programmation, le retour de températures hivernales ? Seul certitude, ce muet de <b>Mario Peixoto</b> est unique, moderne, sublime, dense et poétique. Arraché des limbes du temps, la pellicule en porte encore les stigmates, brûlées, incomplètes, mais quelle découverte. C’est une page du cinéma mondiale qui vient d’être restituée.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">Mais au fond, le plus bel hommage au travail fournit durant toutes ces années n’a t-il pas eu lieu avant l’ouverture du festival, avec la présence en sortie nationale d’un film Uruguayen issu de la sélection Cinéma en Construction : <i>Les toilettes du pape</i> ? Un superbe premier long métrage satirique sur la venue du pape dans le pays, réalisé par <b>César Charlone </b>et<b> Enrique Fernadez</b>. Si peu de film nous parviennent de l’Uruguay, et pour cause «<i> depuis 4 ou 5 ans nous faisons 3 films par an. Mais d’ici cette année nous devrions avoir 4 fois plus d’argent qu’actuellement pour faire des films avec le vote d’une loi sur le cinéma et le mécénat </i>» nous confiait <b>Enrique Fernadez</b>. 2 autres films Uruguayens sont à déguster pendant le festival : <i>Matar a todos</i> de <b>Esteban Schroeder</b> et <i>25 Watts</i>.</p>
<p align="justify">Et puis, il faut découvrir <i>Mutum</i>, film brésilien douloureux et mutique sur l’enfance, parcourir l’hommage aux 4 jeunes visages du cinéma latino, et se laisser happer par l’immensité de cette programmation. Quand à la remise des prix elle s’effectuera le samedi 5 avril, non plus à l’abc désormais fermé, mais au Gaumont, avec une rediffusion exceptionnelle des films récompensés le lendemain.</p>
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		<title>Disco : Fabien Onteniente (2008)</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Apr 2008 10:39:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrice Chambon</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Cinéma français]]></category>

		<category><![CDATA[Interview]]></category>

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		<description><![CDATA[Comédie populiste aussi couteuse que peu drôle
Réalisation : Fabien Onteniente
avec Franck Dubosc, Emmanuelle Béart, Gérard Depardieu
Distribution : Studio Canal
Date de sortie : 2 avril 2008
Synopsis : Didier Travolta, 40 ans, vit au Havre dans le quartier populaire du Grand Large chez sa maman : Madame Graindorge. Pour offrir des vacances à son fils Brian, 8 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2008/04/disco.jpg" title="disco.jpg"><img src="http://klrob.files.wordpress.com/2008/04/disco.jpg" alt="disco.jpg" align="left" /></a>Comédie populiste aussi couteuse que peu drôle</p>
<p><b>Réalisation :</b> Fabien Onteniente<br />
avec Franck Dubosc, Emmanuelle Béart, Gérard Depardieu</p>
<p><b>Distribution :</b> Studio Canal</p>
<p><b>Date de sortie :</b> 2 avril 2008</p>
<p align="justify"><b>Synopsis :</b> Didier Travolta, 40 ans, vit au Havre dans le quartier populaire du Grand Large chez sa maman : Madame Graindorge. Pour offrir des vacances à son fils Brian, 8 ans, qui vit en Angleterre avec sa mère, il décide de rendosser le costume à paillettes. En effet, pour sa renaissance, la &#8220;Gin Fizz Academy&#8221; offre au vainqueur un voyage pour deux en Australie. Pour y arriver, il décide de reformer le dream team du disco : les BEE KINGS, et surtout reprendre des cours de danse.</p>
<p align="justify"><b>Si avec Disco, la musique semblait le plus à redouter, c’était sans compter sur l’omniprésence horripilante d’un Franck Dubosc en roue libre heureusement contrée par le jeu un plus en retenue d’Emmanuel Béart et Samuel Le Bihan. Rencontre avec l’équipe d’un film en surrégime.</b></p>
<p align="justify"> <a href="http://klrob.files.wordpress.com/2008/04/disco-1.jpg" title="disco-1.jpg"></a></p>
<div style="text-align:center;"><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2008/04/disco-1.jpg" title="disco-1.jpg"><img src="http://klrob.files.wordpress.com/2008/04/disco-1.jpg" alt="disco-1.jpg" height="348" width="537" /></a></div>
<p align="center"><i>Abus de confiance</i></p>
<p align="justify"><b>Pourquoi ce thème ?</b><br />
<i> Fabien Onteniente :</i> Après <i>Camping</i>, j’ai eu envie de retravailler avec Franck Dubosc sur un autre projet lié à nos souvenirs. Un jour il m’a raconté qu’à 17 ans il dansait le disco et se présentait à des concours de danse. Le disco, ça m’a de suite parlé. C’est nos premières sorties, nos premières rencontres avec les filles et nos premiers râteaux. C’est les années frime, les années avant sida et les années d’insouciance avec ces looks incroyables qui brillaient sur le dance floor. Donc on a eu envie de réunir tout ça dans un film. Et, il m’a suffit de voir Franck habillé en pattes d’éléphants et paillettes pour débuter l’aventure.</p>
<p align="justify"><b>Qu’est ce qui vous a attiré dans ce projet ?</b><br />
<i> Emmanuelle Béart :</i> C’est d’abord une rencontre humaine. J’ai aimé la façon dont Fabien voulait raconter cette histoire avant même de connaître mon rôle. C’est quelqu’un qui évite la caricature parce qu’il connaît les gens dont il parle et qui a beaucoup de tendresse pour ces personnages. Tout cela je l’ai trouvé dans l’écriture de Disco. Quant à France Navarre, ce n’est pas un personnage comique. Ce qui la rend drôle, c’est qu’elle est totalement abasourdie par sa rencontre avec Didier Graindorge. Sa gestuelle, son comportement la laisse sans voix. Je n’ai donc pas cherché à faire rire mais simplement à ressentir ce que pouvait vivre cette femme face à une type comme ça.</p>
<p align="justify"><b>Le choix de Samuel Le Bihan est-il lié à sa performance dans <i>Jet Set</i> ?</b><br />
<i> Fabien Onteniente :</i> On a l’avantage de se connaître et d’avoir travaillé ensemble, pourtant, je lui ai quand même demandé de faire des essais pour voir s’il pouvait intégrer cette équipe des Bee Kings. Ce n’était pas facile de lui demander ça, mais il a joué le jeu. Il est arrivé tout humble et quand le chorégraphe a mis la musique, je me suis aperçu qu’il dansait vachement bien. Après comme docker il est parfait !<br />
<i> Samuel Le Bihan : </i>Je n’ai jamais pris de cours. Je danse en boite, sans oser vraiment, mais là, je me suis libéré.</p>
<p align="justify"><b>Une comédie sociale et populaire ?</b><br />
<i> Fabien Onteniente : </i>Quand j’ai pensé <i>Disco</i>, je voulais que les paillettes contrastent avec le port, le travail, la grisaille d’une ville ouvrière. On me parle beaucoup de Podium ou de Full Monty mais on ne cite jamais La fièvre du samedi soir. Alors que l’histoire de ce film c’est celle d’un mec de petite condition, issu d’une famille italienne, qui va briller dans sa boîte. Mais, je n’ai pas attendu Disco pour faire des comédies populaires. Mes premiers courts métrages, étaient déjà des comédies. J’aime les films de Gérard Oury ou de Claude Zidi, parce que ça me parle. La comédie c’est mon moyen d’expression.<br />
<i> Samuel Le Bihan : </i>Mais c’est aussi un film sur l’amitié, un vrai film populaire qui transporte des valeurs qui nous parlent à tous.</p>
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		<title>20 ème Rencontres des Cinémas d’Amériques Latine de Toulouse</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Mar 2008 08:54:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrice Chambon</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Actu toulouse]]></category>

		<category><![CDATA[Cinéma amérique latine]]></category>

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		<description><![CDATA[Du 28 mars au 6 avril 2008, les Rencontres des Cinémas d’Amériques Latine de Toulouse fêtent leur 20éme année d’existence et de découvertes de fabuleuses pellicules du bout du monde. Aujourd’hui labellisée « Festival d’intérêt national » par le CNC, cette manifestation entend bien rendre compte des bouleversements cinématographiques d’un continent.
Le plus bel âge
20 ans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p align="justify"><b>Du 28 mars au 6 avril 2008, <a href="http://www.cinelatino.com.fr/fr/index.htm" title="Par ici le programme !" target="_blank">les Rencontres des Cinémas d’Amériques Latine de Toulouse </a>fêtent leur 20éme année d’existence et de découvertes de fabuleuses pellicules du bout du monde. Aujourd’hui labellisée « Festival d’intérêt national » par le CNC, cette manifestation entend bien rendre compte des bouleversements cinématographiques d’un continent.</b></p>
<p align="center"><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2008/03/affiche2008.jpg" title="affiche2008.jpg"><img src="http://klrob.files.wordpress.com/2008/03/affiche2008.jpg" alt="affiche2008.jpg" align="left" /></a><i>Le plus bel âge</i></p>
<p align="justify"><b>20 ans de découvertes et de coup de cœur …</b><br />
20 ans de révélations de jeunes talents. 20 ans de mise en lumière d’un paysage cinématographique en construction. 20 ans et pas une année à perdre en commémoration car le cinéma d’Amérique latine bouillonne. En guise de rétrospective, une carte postale saisissante de ces univers cinématographiques à travers une sélection de 23 premières œuvres réalisées, durant ces deux dernières décennies, par des cinéastes aujourd’hui confirmés ou en voix de l’être comme Arturo Ripstein ou Paul Leduc. Loin de se reposer sur un succès mérité, cette nouvelle programmation mêle allégrement passé et présent pour faire entrevoir au spectateur la richesse mais aussi le futur des cinémas d’Amérique Latine.</p>
<p align="justify"><b>Nouveaux visages du cinéma latino</b><br />
Ces 20ème Rencontres ont ainsi choisies de mettre en avant les carrières naissantes de 4 jeunes acteurs au talent prometteur : la chilienne Manuella Martelli qui illuminait Mon ami Machuca, les argentins Nahuel Pérez Biscayart et Inés Efron apperçue dans XXY et le mexicain Alan Chavez. Si ces 2 garçons et ces 2 filles d’à peine 20 ans, n’apparaissent pas à l’affiche de plus de 4 films actuellement, leur participation active à des projets encore en post production leur assure d’être les nouveaux visages du cinéma latino de demain. En attendant de faire la une des magazines, ils sont les invités chouchoutés du festival.</p>
<p align="justify"><b>Les événements de ces Rencontres</b><br />
Comme chaque année, sont présentés un nombre incalculable de films souvent inédits, de documentaires, de courts métrages (dont une rétrospective consacrée à Paulo Pecora), de projets multimédias (avec Carlos Osuma et le Colectivo Fantasma), le tout en présence de nombreux invités venus présenter leurs oeuvres. A cela s’ajoute les films mis en compétition et, anniversaire oblige, quelques rendez-vous exceptionnels. A commencer par la diffusion de A Pedra do reino de Luis Fernando Carvalho. Une projection qui conjugue prouesse technologique, cette œuvre étant la première projetée en HD numérique à Toulouse et démesure artistique puisqu’il s’agit d’une fresque historique de 3h48. Un film hors norme, véritable résistance artistique aux formatages télévisuels, qui remporta un immense succès populaire au Brésil. Plus culte, la découverte d’un envoûtant chef d’œuvre restauré du cinéma muet brésilien, Limite, réalisé en 1931 par Mario Peixoto. Un long poème admiré d’Eisenstein ou d’Orson Welles resté invisible jusqu’à aujourd’hui et qui sans le parrainage de Walter Salles aurait disparu à jamais. Ce serait dommage se d’en priver. Sans oublier les projections en région, les apéros concerts, les directs avec Radio Campus à 17h30 et un festival off.
</p>
<p align="justify">Découverte et curiosité sont les maîtres mots de ces 20 ans !</p>
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		<title>Crimes à Oxford : Alex de la Iglesia (2008)</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Mar 2008 08:48:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrice Chambon</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Cinéma anglais]]></category>

		<category><![CDATA[Cinéma espagnol]]></category>

		<category><![CDATA[Cinéma français]]></category>

		<category><![CDATA[Interview]]></category>

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		<description><![CDATA[Thriller espagnol, français, britannique
Réalisation : Alex de la Iglesia
avec Elijah Wood, John Hurt, Julie Cox
Distribution : La Fabrique de Films
Date de sortie : 26 mars 2008
Synopsis : Une vieille dame est assassinée à Oxford. Son corps est découvert par deux hommes : Arthur Seldom, un grand professeur de mathématique et de logique et Martin, un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2008/03/crimes1.jpg" title="crimes1.jpg"><img src="http://klrob.files.wordpress.com/2008/03/crimes1.jpg" alt="crimes1.jpg" align="left" /></a>Thriller espagnol, français, britannique</p>
<p><b>Réalisation : </b>Alex de la Iglesia<br />
avec Elijah Wood, John Hurt, Julie Cox</p>
<p><b>Distribution : </b><a href="http://www.lafabriquedefilms.fr/" title="La Fabrique de Films" target="_blank">La Fabrique de Films</a></p>
<p><b>Date de sortie :</b> 26 mars 2008</p>
<p align="justify"><b>Synopsis : </b>Une vieille dame est assassinée à Oxford. Son corps est découvert par deux hommes : Arthur Seldom, un grand professeur de mathématique et de logique et Martin, un jeune étudiant américain logeant chez elle. Rapidement d&#8217;autres meurtres ont lieu, tous annoncés par des symboles bien singuliers. Ces faits divers tragiques permettent à Martin de rencontrer enfin cet intellectuel brillant avec qui il rêvait d&#8217;étudier, et de travailler avec lui pour résoudre ce mystère.</p>
<p align="justify"><b>Le temps d’un film, Alex de la Iglesia délaisse son Espagne natale pour réaliser un thriller mathématique apaisé et ludique en compagnie de Elijah Wood et John Hurt. Rencontre avec un réalisateur aussi logique que fin stratège.</b></p>
<p align="justify"><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2008/03/crimes2.jpg" title="crimes2.jpg"></a></p>
<div style="text-align:center;"><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2008/03/crimes2.jpg" title="crimes2.jpg"><img src="http://klrob.files.wordpress.com/2008/03/crimes2.jpg" alt="crimes2.jpg" height="373" width="572" /></a></div>
<div align="center"><i>Echec et mat</i></div>
<p align="justify"><b>Pourquoi adapter ce roman ?</b><br />
<i> Alex de la Iglesia : </i>On m’a proposé de porter à l’écran Mathématique du crime de Guillermo Martinez. Je n’ai pas hésité. J’ai aimé ce livre et c’était une opportunité unique de m’essayer à autre chose. Mais ce n’était pas si facile de transposer ce livre. J’ai du mettre entre parenthèse mon attrait pour l’humour noir ou la violence granguignolesque. En plus, c’est un roman où les dialogues sont très importants. L’action se passe donc plus dans ce qui disent les personnages que dans ce qu’ils font. C’était un challenge. Car, pour découvrir l’assassin mes personnages sont amenés à parler de logique, de suites mathématique, donc de choses très techniques qui devaient captiver le spectateur.</p>
<p align="justify"><b>Cette logique des chiffres vous fascine ?</b><br />
Précisément parce que je ne la comprends pas. Tout ce que je ne comprends pas me fascine. Quand j’ai étudié la philosophe à l’université, on ne nous poussait pas à regarder du côté de la physique ou des mathématiques, des disciplines qui, quand elles parlent de la réalité ou de l’origine de l’univers ressemblent beaucoup à la philosophie.</p>
<p align="justify"><b>Quelle est la particularité de Crimes à Oxford ?</b><br />
Ce film est construit autour d’un meurtre mystérieux et de sa résolution, par des personnages qui mènent cette enquête de façon logiques et mathématiques. Avant même de se demander qui peut être l’assassin, ils cherchent à répondre à deux questions fondamentales : est-il possible de connaître la vérité ? Peut-on réellement tirer une certitude absolue de ce qui nous entoure ?
</p>
<p align="center"> <a href="http://klrob.files.wordpress.com/2008/03/crimes3.jpg" title="crimes3.jpg"><img src="http://klrob.files.wordpress.com/2008/03/crimes3.jpg" alt="crimes3.jpg" height="375" width="574" /></a></p>
<p align="justify"><b>Ces deux hommes se livrent un combat intellectuel ?</b><br />
Ce sont deux manières de voir le monde qui s’affrontent. Une vision pessimiste et nihiliste celle de John Hurt d’une part, qui croit qu’il est impossible de connaître la réalité. Et d’autre part, Elijah Wood, son contraire, qui est fondamentalement optimiste, sur de lui et de son intelligence. Il pense qu’on peut résoudre n’importe quel problème en se servant de sa tête, de la logique et des mathématiques. Donc, c’est de cette confrontation que née la force du film. Même leur amour pour Lorna les oppose.</p>
<p align="justify"><b>Le plan séquence qui annonce le premier meurtre est fondamental</b><br />
Effectivement puisque le film est pensé comme un jeu. L’espace dans lequel s’effectue ce plan séquence définit l’aire de jeu, comme une carte en 3D et annonce l’entrée en matière des personnages dans cet espace. Il permet de repérer l’emplacement de chacun avant la découverte du corps. Ce sont mes pions.</p>
<p align="justify"><b>Etes-vous prêt à réaliser un autre film en anglais ?</b><br />
J’ai beaucoup appris en faisant ce film. Je suis heureux d’avoir pu tourné en Europe et travaillé ainsi. Je prépare d’ailleurs un projet identique à celui là à partir d’une idée franco-belge : l’adaptation de La marque Jaune, une aventure de Blake et Mortimer. Elle se fera à Londres, en anglais avec des acteurs britanniques.</p>
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		<item>
		<title>L’Occitanienne : Jean Périssé (2008)</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Mar 2008 10:52:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrice Chambon</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>

		<category><![CDATA[Cinéma français]]></category>

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		<description><![CDATA[Film français
Réalisation : Jean Périssé
avec  Bernard Le Coq, Valentine Teisseire, Roger Souza
Distribution : Artédis
Date de sortie : 19 mars 2008
Synopsis : 1829, Cauterets, à la haute époque du pyrénéisme naissant, l’écrivain René de Chateaubriand vieillissant rencontre la jeune Léontine de Villeneuve, de 40 ans sa cadette.
Pour son premier long métrage, Jean Périssé adapte avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2008/03/loccianienne.jpg" title="loccianienne.jpg"><img src="http://klrob.files.wordpress.com/2008/03/loccianienne.jpg" alt="loccianienne.jpg" align="left" /></a>Film français</p>
<p><b>Réalisation :</b> Jean Périssé<br />
avec  Bernard Le Coq, Valentine Teisseire, Roger Souza</p>
<p><b>Distribution :</b> Artédis</p>
<p><b>Date de sortie :</b> 19 mars 2008</p>
<p align="justify"><b>Synopsis :</b> 1829, Cauterets, à la haute époque du pyrénéisme naissant, l’écrivain René de Chateaubriand vieillissant rencontre la jeune Léontine de Villeneuve, de 40 ans sa cadette.</p>
<p align="justify"><b>Pour son premier long métrage, Jean Périssé adapte avec audace et romantisme un cours chapitre des Mémoires d’outre-tombe : le dernier amour de Chateaubriand pour une jeune aristocrate toulousaine. Sa réalisation soignée, sa mise en scène appliquée et son interprétation brillante font de ce marivaudage un instant délicieux.</b></p>
<p align="justify"> <a href="http://klrob.files.wordpress.com/2008/03/loccianienne-1.jpg" title="loccianienne-1.jpg"><img src="http://klrob.files.wordpress.com/2008/03/loccianienne-1.jpg" alt="loccianienne-1.jpg" height="335" width="517" /></a></p>
<p align="center"><i>Mémoires d’une jeune fille rangée</i></p>
<p align="justify"> Auteurs de nombreux courts métrages, scénariste, réalisateur pour la télévision, Jean Périssé est passionné de cyclisme et fasciné par les Pyrénées. De grands espaces auxquels il consacra de nombreux documentaires et à qui il donna une place centrale dans <i>L’Occitanienne</i>, pari fou de porter à l’écran le dénouement d’une histoire d’amour épistolaire entre l’écrivain séducteur vieillissant René de Chateaubriand et la jeune Léontine de Villeneuve, enflammée de passion pour le grand homme. 1829, en pleine époque du pyrénéisme naissant, les deux amants se rencontrent furtivement, à Cauterets, après deux années de correspondance. Réunis au cœur d’un immense hôtel du bout du monde, balayé par les vents et déserté par les curistes, ce couple se découvre sous les yeux bienveillants d’un maître d&#8217;hôtel, poète dans l&#8217;âme. Une nuit qui bouleversa la jeune fille mais ne constitua qu’une quinzaine de lignes assez vagues dans l’oeuvre autobiographique de l’écrivain : Mémoires d’outre-tombe. Profondément blessée à la lecture du simple entrefilet qu’il accorda à leur relation, Léontine de Villeneuve n’aura de cesse de sortir de l’anonymat en révélant la véritable identité de l’Occitanienne. C’est l’histoire de cette nuit à Cauterets qu’Alain Paraillous a imaginé et que Jean Périssé vient de réaliser.</p>
<p align="justify"><b>L’amour passion</b><i><br />
</i> D’une grande maîtrise, d’une belle intelligence, <i>L’Occitanienne</i> est un film doux, économe et élégant. Le peu y est magnifié. De superbes plans de nature pyrénéenne, véritables poumons du film alternent avec le huit clos de l’hôtel. Un intérieur vaste et raffiné construit avec minutie dans lequel évoluent seulement trois personnages bercés par la musique de Schubert. A commencer par Bernard Le Coq qui donne merveilleusement vie à un Chateaubriand au regard scrutateur, obsédé par l’empreinte du temps sur son corps et soucieux de plaire, partagé entre le désir et l’ennuie. Face à lui une talentueuse inconnue : Valentine Teisseire campe un personnage féminin obstiné, dévoré par une passion et un désir né des mots qui lui furent adressé. L’adoration qu’elle voue à l’écrivain est aussi puissante et dévastatrice que ces torrents de montagnes qui rythment le film. C’est d’ailleurs elle qui mène ce jeu amoureux. Mais face à la force des sentiments en présences, auxquels la nature fait écho, le maître d’hôtel : Roger Souza tient la barre. Du haut de son accent, il se pose comme témoin voyeur bienveillant et veilleur de nuit, éclairant de son bon sens cette rencontre entre un homme âgé et cette ardente jeune femme. Une longue nuit pudique et électrique qui nous laisse, à l’aube, mélancoliques.</p>
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	</item>
		<item>
		<title>Il y a longtemps que je t’aime : Philippe Claudel (2008)</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Mar 2008 09:54:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrice Chambon</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Cinéma français]]></category>

		<category><![CDATA[Interview]]></category>

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		<description><![CDATA[ Film français
Réalisation : Philippe Claudel
avec Kristin Scott Thomas, Elsa Zylberstein, Serge Hazanavicius
Distribution : UGC
Date de sortie : 19 mars 2008
Synopsis : Pendant 15 années, Juliette n&#8217;a eu aucun lien avec sa famille qui l&#8217;avait rejetée. Alors que la vie les a violemment séparées, elle retrouve sa jeune soeur, Léa, qui l&#8217;accueille chez elle, auprès [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='snap_preview'><br /><p><a href="http://klrob.files.wordpress.com/2008/03/il-y-a-lgt.jpg" title="il-y-a-lgt.jpg"><img src="http://klrob.files.wordpress.com/2008/03/il-y-a-lgt.jpg" alt="il-y-a-lgt.jpg" align="left" /></a> Film français</p>
<p><b>Réalisation :</b> Philippe Claudel<br />
avec Kristin Scott Thomas, Elsa Zylberstein, Serge Hazanavicius</p>
<p><b>Distribution :</b> <a href="http://www.ugcdistribution.fr/" title="UGC Distribution" target="_blank">UGC</a></p>
<p><b>Date de sortie : </b>19 mars 2008</p>
<p align="justify"><b>Synopsis :</b> Pendant 15 années, Juliette n&#8217;a eu aucun lien avec sa famille qui l&#8217;avait rejetée. Alors que la vie les a violemment séparées, elle retrouve sa jeune soeur, Léa, qui l&#8217;accueille chez elle, auprès de son mari Luc, du père de celui-ci et de leurs fillettes.</p>
<p align="justify"><b>Après le succès littéraire des Ames grises, Philippe Claudel délaisse un temps la plume pour passer derrière la caméra et mettre en image une histoire personnelle et poignante. Sensible et pudique ce coup d’essaie est une réussite. Rencontre avec un cinéaste en devenir.</b></p>
<p align="justify"> <a href="http://klrob.files.wordpress.com/2008/03/il-y-a-lgt-1.jpg" title="il-y-a-lgt-1.jpg"><img src="http://klrob.files.wordpress.com/2008/03/il-y-a-lgt-1.jpg" alt="il-y-a-lgt-1.jpg" height="347" width="580" /></a></p>
<p align="center"><i>Le poids d’un secret</i></p>
<p align="justify"><b>Pourquoi êtes-vous passé à la réalisation ?</b><br />
<i> Philippe Claudel :</i> Depuis l’enfance j’ai toujours aimé cette forme d’expression artistique. Comme spectateur d’abord puis comme apprenti fabriquant en fin d’adolescence. Je faisais parti d’une université où se développait un département de cinéma. On était 20 à 30 à vouloir écrire réaliser, jouer ou monter. On a fait pas mal de courts métrages. Puis les années ont passées, j’ai mis le cinéma de côté avant de le retrouver il y a une dizaine d’années avec Yves Angelo. Il m’a demandé d’écrire avec lui, une histoire qui servit de synopsis au film Sur le bout des doigts. Puis j’ai travaillé comme scénariste avant de concevoir ce projet cinématographique. Quand je l’ai écrit, je ne me voyais pas le donner à qui que soit. Il était donc clair que j’essayerai de la réaliser.</p>
<div align="justify"></div>
</p>
<p align="justify"><b>Quels sont les liens entre cinéma et littérature ?</b><br />
<i> Philippe Claudel :</i> J’aime bien les symboles, les métaphores filées, les thématiques qui rebondissent, comme ici celle de l’eau ou de l’enfermement. Donc des constructions qui sont effectivement littéraires. Après, j’ai beaucoup réfléchi aux cadrages. J’ai établi des compositions très strictes, que je dessinais avant de tenter de les mettre en œuvre. Donc faire un film revient à tout anticiper. Alors que le plaisir du roman c’est de ne rien préparer, de se laisser aller dans le texte avec ses personnages sans rien préméditer, se laisser surprendre. Ce sont deux états d’esprits assez différents.
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<p align="justify"><b>Avez-vous pensé à Krinstin Scott Thomas &amp; Elsa Zylberstein au moment de l’écriture ?</b><br />
<i> Philippe Claudel :</i> Elsa est une amie, donc le personnage de la jeune sœur a été écrit pour elle. Je l’ai rendue un peu maladroite, malhabile, mais c’est du sur mesure. Quand à Kristin, ce n’est qu’une fois le scénario terminé, et après casting que j’ai pensé à elle. C’est une actrice de grand talent, mais qui est sous-employée dans le cinéma français. Je trouvais intéressant de lui offrir un grand rôle. J’aime cette expressivité qu’elle a, à la fois, dans son visage et dans son jeu. Ici, elle agit comme un révélateur. Son retour au sein de cette famille modèle va peu à peu dévoiler les malaises et les souffrances en sommeil.</p>
<p align="justify"><b>Ces instantanés de vies sont-ils le fruit du regard de l’écrivain ?</b><br />
<i> Philippe Claudel : </i>Mon but est de trouver les moyens les mieux adaptés pour exprimer ce que je ressens profondément. Parfois, c’est le roman, parfois le cinéma, mais je ne peux pas dire que j’ai deux vie : une d’écrivain et une de cinéaste. Quand je ne fais ni film, ni livre, je suis quelqu’un comme tout le monde, qui regarde, écoute et ressens des choses. Après, ce monde que j’absorbe se cristallise dans mes créations. Je ne pense donc pas qu’être écrivain aide à faire un film, même celui-là. C’est simplement le témoignage de ma sensibilité.</p>
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