Platine

Ils ne quittent plus les platines de Klr-Obscur :
Do Make Say Think – Other Truths (2009, Constellation)
Quatre titres seulement composent ce nouvel opus de l’un des meilleurs groupes post-rock. Erudit, humble et classieux, Do Make Say Think produit, toujours chez Constellation, un album encore plus abouti et surtout moins sombre que ces précédentes réalisations.
Pissed Jeans – King of Jeans (2009, Sub Pop)
Agressif et mal élevé Pissed Jeans vient remettre les pendules à l’heure dans le temple du grunge. Après nombre de signatures pop rock timide, le mythique label Sub Pop, 20 ans déjà, repart en guerre toute guitare dehors avec King of Jeans. Assurément pas l’album rock de l’année, ni même un groupe dont on retiendra le nom, juste une odeur de souffre et une bouffée d’adrénaline.
Vic Chesnutt – At The Cut (2009, Constellation)
Deuxième album sur le label Constellation, pour cet homme qui réussit à vous arracher des larmes à chaque nouvelle réalisation. Ici la production est sobre et souple, idéale pour donner à chaque pièce de ce génial songwritter un véritable écrin. Si la mélancolie devait avoir un Dieu, Vic Chesnutt pourrait bien être son nom.
And So I Watch You From Afar – And So I Watch You From Afar (2009, Smalltown America)
Ahurissant et tétanisant, ce collectif post-rock irlandais, développe une puissance sonore à faire pâlir un groupe de métal. Agressif, hargneux et viscéral ce premier album nous plonge dans un univers apocalyptique fascinant à l’image de sa pochette qui n’est pas sans rappeler les tableaux du célèbre peintre flamand Jérôme Bosh.
Dinosaur Jr. – Farm (2009, Jagjaguwar)
Après un précédent album réussi, s’inscrivant sans réelle surprise dans la droite ligne des réalisations solos de J. Mascis, voilà que débarque, sans crier garde, l’album que tout fan de Dinosaur Jr. attendait depuis des années, sans jamais vraiment l’espérer, celui de la reformation légendaire du groupe avec Lou Barlow. Le plus incroyable c’est que Farm semble tout droit sorti des 90’s. Ni ride, ni faux pas et une pochette sublime comme à la grande époque!
Sunn O))) – Monoliths and Dimensions (2009, Southern Lord)
Choc sonique plus que sonore de cette année, Monoliths and Dimensions repousse un peu plus loin les limites du malsain et du dérangeant en déposant chœurs vocaux et cloches gothiques sur les épaisses nappes électrique de Sunn O))). Jamais leur musique ne se révéla aussi cinématographique. Belles et sidérantes, les quatre compositions de cet opus constituent l’une des plus fines productions du collectif.
Le Klub Des 7 – La Classe De Musique (2009, Discograph)
Second opus d’un collectif de sales gosses pétris de mauvaises intentions (Cyanure, Fuzati, Delleck…), La Classe De Musique puisse dans nous souvenir d’enfance pour nous assener un hip hop cinglant et gouailleur au cynisme redoutable. Ces petites frappes s’en donnent à cœur joie avec leur nouvelle recrue Jonathan Lambert. Ça grince, ça coince, ça dérape et nous, on en redemande !
Pelican – Ephemeral ep (2009, Southern Lord)
Groupe post-métal sans réelle envergure, Pelican a du attendre sa signature sur Southern Lord, label de Sunn O))), le temps d’un ep, pour déployer son potentiel. La preuve avec cette belle reprise de Earth en b-side, qui peine cela dit à faire oublier l’original, et deux nouveaux titres au son plus rugueux.
The Pains of Being Pure At Heart – The Pains of Being Pure At Heart (2009, Differ-Ant)
Ils sont jeunes, new-yorkais, ils aiment le shoegazing et leur album, enfant caché de My Bloody Valentine et The Jesus and Mary Chain, semble tout droit sorti des années 90’s. On les imagine alors fer de lance du défunt label Creation. Jamais coup d’oeil dans le rétroviseur ne fut aussi jouissif.
Sad Day For Puppets – Unknown Colors (2008, HaHa Fonogram)
A la première écoute on jurerait entendre un nouvel album de Mazzy Star avec la voix éraillé de la sublime Hope Sandoval et le coup de guitare massif de David Roback. Bain de jouvence, retour sur une époque révolue, appelez cela comme vous voulez mais Sad Day For Puppets réussit à vous donner la chair de poule. Cerise sur le gâteau, la pochette est superbe.
The Vaselines – Enter the Vaselines (2009, Sub Pop)
Un des meilleurs groupe de pop indee des 90’s longtemps introuvable enfin réédité en Cd dans un version Deleuxe par Sub Pop. Presque 20 ans plus tard c’est avec plaisir que l’on redécouvre ce groupe plein de candeur, de fougue et de fausse naïveté, qui joue fort autant qu’il chante faux.
Venetian Snares – Filth (2009, Planet Mu)
On reste bouche bée à l’écoute de ce nouveau Lp de Venetian Snares qui continue encore de nous surprendre. Cette fois-ci le voilà qui utilise des sons acid que l’on pensait perdus au cœur des 90’s. C’est beau et plaisant comme un bad trip pendant un live de Prodigy époque de Music for the Jilted Generation.
Bill Callahan – Sometimes I Wish We Were an Eagle (2009, Drag City)
On reste dans le folk mélancolique avec ce second album, superbe et bancale de Bill Callahan, tête pensante de Smog. Âpre, sobre, dépouillé et sensible, à l’image de cette pochette intemporelle.
Bonnie “Prince” Billy – Beware (2009, Drag City)
Plus country que folk, mais toujours aussi dépressif, ce nouvel opus de l’infatigable et de l’inimitable Bonnie “Prince” Billy ne se laisse pas dompter dès la première écoute.
Alela Diane – To be still (2009, Rough Trade)
Une voix limpide, et quelques notes de guitare folk agrémentées d’une orchestration minimaliste et émouvante. Après le sublime The Pirate’s Gospel, Alela Diane, continue de nous surprendre et de nous enchanter.
Ascend – Ample Fire Within (2008, Southern Lord)
Nouveau projet drone-sludge-doom de Gentry Densley (Eagle Twin, Iceburn) et Greg Anderson (Sun O)))), Engine Kid et patron de Southern Lord), Ascend produit un univers froid, puissant, malsain à souhait et pourtant attachant.
Be Your Own Pet – Get Awkward (2008, XL Recordings)
Un second album parfait, plus mature que le précédent mais porté par la même énergie adolescente sauvage et spontanée.
Tindersticks – The Hungry Saw (2008, Beggars Banquet)
Album incontournable pour tout mélancolique qui se respecte, The Hungry Saw marque le retour des Tindersticks. Orchestration savante, spleen magnifique, la formule est rodée mais si parfaite qu’on ne s’en lasse pas.
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