L’île aux trésors : Alain Berberian (2007). Rencontre avec Alain Berberian, Gérard Jugnot et Alice Taglioni.

février 1, 2007 at 9:02 Laisser un commentaire

lile-aux-tresors.jpgFilm français, britannique, hongrois

Réalisateur : Alain Berbérian
Avec : Gérard Jugnot, Alice Taglioni, Jean-Paul Rouve

Distributeur : Bac Films

Date de sortie : 31 Janvier 2007

Synopsis : Un trésor enfoui sur un îlot des Antilles. Un pirate, traitre et sanguinaire, sans jambe droite, sans bateau, et sans la carte du trésor. Une baronne flambeuse, sans scrupules, mante religieuse, sans le sou, mais avec un bateau. Un jeune homme sans peur et sans cervelle, mais avec la carte du trésor gravée quelque part dans sa mémoire défaillante. Un médecin boit-sans-soif, spécialiste providentiel des mémoires défaillantes et autres amnésies atypiques. C’est cette équipe de rêve qui lève l’ancre un matin de l’an de grâce mille sept cents et quelques, direction l’île au Trésor et ses criques de sable rose.

Relecture à la hache du classique de Stevenson, L’île aux Trésors, se présente comme une pochade cynique et salée, aux maladresses assumées. Mal élevée, boiteuse, mais sans remords, cette pantalonnade maritime séduit par son humour de comic book.
Rencontre avec l’équipe du film, lors de leur passage à Toulouse.

lile-aux-tresors-1.jpg

Petits meurtres entre amis

Une relecture du roman de Stevenson
Alain Berberian : Le scénario est « piraté » de Stevenson. Je pense, que si on avait suivi le roman à la lettre, le film aurait été assez ennuyeux et ennuyant.
Gérard Jugnot : On a simplement repris les personnages du roman pour produire une autre histoire, moins politiquement correct. Quant au pluriel du titre, il s’imposait, puisque finalement je cours après deux trésors, sans pouvoir obtenir ni l’un, ni l’autre : ni l’argent, ni le petit trésor de la baronne.

Un film qui surfe sur la vague Pirates des Caraïbes ?
Alice Taglioni : Voilà 4 ou 5 ans que ce projet a germé dans la tête de notre producteur. D’abord destiné à la télévision, nous avons rencontré d’énormes difficultés pour trouver des financements. Personne ne croyait au renouveau du film de pirates. Or, il se trouve, qu’au milieu de tout cela, sortent les deux volets de Pirates des Caraïbes. Succès phénoménal, donc les financeurs voyant que ça intéresse à la fois les enfants et leurs parents, nous ont permis de faire ce film. Mais ne faites pas l’amalgame ! Ce sont deux films totalement différents.

Principales différences ?
Alain Berberian : Ce qui change le plus, ce sont les personnages et certains thèmes abordés. Quant au scénario, il est assez culotté puisqu’on y parle de cannibalisme, d’homosexualité, ce qui n’est pas le genre de trucs qu’on retrouve dans des films produits par Disney.

Rêve d’enfants
Alice Taglioni : C’est typiquement le genre de films que j’allais voir, avec mon père, quand j’avais dix ans : les Indiana Jones, A la poursuite du diamant vert. J’adorais ça. Donc, me retrouver, moi qui étais spectatrice, à jouer dans ce genre de films, là, il y a effectivement une part de rêve.
Gérard Jugnot : C’est le plaisir du déguisement. Là, on nous a offerts des jouets extraordinaires pour produire du divertissement.

Un divertissement ?
Gérard Jugnot : C’est un film d’enfants fait pour des adultes, donc avec le plaisir de rechercher en soi tout ce qui nous fait rêver et sortir du quotidien. On emmène les gens avec de beaux décors, de beaux costumes, un scénario rigolo et inventif. C’est une des raisons d’être du divertissement. Le plaisir, c’est cette histoire pleine de péripéties, de suspens, d’humour noir. Il n’y a pas forcément besoin d’être dans le message pur et dur tout le temps.

Comme un film d’aventure avec Jean Marais
Alain Berberian : Je suis nostalgique de ce cinéma là. Je trouve que le cinéma d’aujourd’hui a perdu son âme pour devenir un truc de marketing, bien que de temps en temps il y ait quelques films forts qui ressortent. Mais c’est dommage, parce que, quand on aime le cinéma, on aime les émotions fortes et malheureusement, aujourd’hui, on en a de moins en moins.

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