Alain Cavalier à la Cinémathèque de Toulouse, mercredi 28 mars à 20h30

mars 27, 2007 at 11:54 Laisser un commentaire

coffret_alain-cavalier.jpgLa maison d’édition Pyramide, vient de publier le 21 février dernier, un superbe coffret regroupant l’intégrale autobiographique du réalisateur Alain Cavalier.

A savoir: Ce répondeur ne prend pas de messages (1978), La rencontre (1996) et Le filmeur (2005). Le tout réuni sur 2 DVD, accompagné d’un livret de 24 pages, avec en bonus 8 courts métrages, 8 récits express, d’une durée de 43 minutes.

A cette occasion, Alain Cavalier sera l’invité de la Cinémathèque de Toulouse, mercredi 28 mars à 20h30, dans le cadre du rendez vous Le Bonus, le film et le DVD. Un rendez vous différent des métiers du cinéma, puisque l’entrée est payante. En effet, il s’agit ici de voir un film, puis de le mettre en relation avec les bonus du dvd, projetés sur grand écran et donnant lieu à une discussion avec le cinéaste. Alain Cavalier viendra donc présenter La rencontre, ainsi que les 8 courts métrages disponibles en bonus du DVD.

Réalisateur, acteur, scénariste, directeur de la photographie, Alain Cavalier est avant un chercheur, un expérimentateur, un questionneur de l’image. L’invention de la caméra vidéo, de la DV, va transformer son cinéma et sans doute sa vie. Mais ce nom, Alain Cavalier ne vous ait pourtant pas inconnu. En effet, vous devez connaître au moins l’un de ces films, son plus grand succès critique et public : Thérèse, journal intime d’une jeune carmélite dans son couvent, tourné entièrement en studio, sans décor. Sorti en 1986, le film rafle les prix et expose de manière inattendue le cinéaste sur le devant des projecteurs. Mal à l’aise, cet assistant de Louis Malle, collectionnant les échecs commerciaux autant que les œuvres polémiques et ambitieuses, se radicalise. Ce cinéaste de l’intime, auteur d’une première incursion dans l’autobiographie, avec Ce répondeur ne prend pas de messages (1978), (récit d’une plongée dans le noir, à la suite de la mort de sa seconde femme dans un accident de voiture), décide alors d’épurer son cinéma. Il va jusqu’à tourner un film sans dialogues : Libera me (1993) avec pour thème l’oppression et la torture. Puis il décide d’abandonner la fiction pour ne filmer qu’au plus près de son expérience. Il adopte la DV qui lui permet de filmer seul la personne qui est seule devant lui. De ce rapport naît une confiance qu’il est impossible d’obtenir avec une équipe de tournage. C’est ainsi que le cinéaste fabrique son deuxième film autobiographique : La rencontre, description du début de sa rencontre avec sa femme. Il poursuit son travail autobiographique avec Le Filmeur, où il passe au crible du montage, les cassettes vidéo d’un journal intime filmé entre 1994 et 2005. Présenté au Festival de Cannes dans la sélection  » Un Certain Regard  » en 2005, il clôt la série autobiographique du cinéaste.

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La rencontre constitue les débuts de la métamorphose du cinéaste en filmeur, un homme inséparable de sa caméra, qui explore la vie, capte des moments d’intimité…

A l’heure où la cinémathèque propose une rétrospective Raoul Ruiz, comment ne pas se rappeler ces recherches sur la narration, sa volonté d’élargir les capacités expressives du cinéma. Avec ces trois films, Alain Cavalier fait un écho remarquable à ces recherches, car on reste émerveillé devant ce cinéma où les mots sont aussi importants que les images, où des images fixes d’objets racontent de véritables histoires, distillent des émotions, vous transportent. Des objets, des animaux, des personnes filmés sur un décor neutre mais qui se voient chargé émotionnellement par des mots. Comme se cailloux offert, d’apparence basique et pourtant pas anodin pour le filmeur ou sa compagne. Il film la maladie, la mort.

Alain Cavalier vient de réussir à trouver une nouvelle façon de raconter des histoires, de faire du cinéma, avec une étonnante simplicité, voire austérité. Cinéma ludique, cinéma fragmentaire, cinéma de l’épure, qui en quelques plans cherche à / et arrive à raconter la vie.

Un cinéma qui cherche à amener le spectateur à prendre la caméra.

A découvrir à La Cinémathèque de Toulouse ou en DVD dans ce superbe coffret au prix de 33€

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