Bilan des 3e Rencontres Cinéma Italien à Toulouse

avril 25, 2007 at 12:45 Laisser un commentaire

Après la clôture de ces 3e Rencontres du Cinéma Italien à Toulouse, un constat s’impose : le cinéma italien n’est pas en crise. Sa vitalité ravit malgré l’inégalité de certaines productions.

Des films petits et gros

Si le jeune cinéma italien brille par sa capacité à raconter d’agréables histoires, écrites par des scénaristes habiles et interprétées par d’étonnants comédiens, il serait pourtant, mensongé de réduire ce cinéma à cette seule fonction de distraction. Car derrière ces oeuvres trop lisses, quelques francs tireurs veillent et nous comblent par leur audace, leur liberté et leur engagement.
jmmy-della-collina.jpg Voir Jimmy della Collina d’Enrico Pau suffit à s’en convaincre. Intelligement construit, ce portrait sans fioriture d’un adolescent perdu et inflexible constitua l’un des temps fort de ce festival. Dur, oppressant, mais jamais ennuyeux ou racoleur, il prolonge les sensations ressenties devant Saïmir l’année précédente : celles d’être confronté à un cinéma radical et inspiré.
Ce diamand noir n’a pourtant pas fait l’hunanimité au sein du jury de critiques préférant Il vento fa il suo de Giorgio Diritti. Auscillant entre fiction et documentaire, il nous conte les lents déboires d’un berger français quittant les Pyrénées pour s’installer dans un petit village de montagne où l’on parle l’occitan. Un hameau typique où se cotoient gens du pays, touristes et nouveaux arrivants, lieu idéal pour poser la question du rapport à l’autre, à l’étranger, pour interroger la notion de communauté, celle qui exclut plus qu’elle n’intègre.
Le Jury étudiant s’est enflamé lui pour L’ami de la famille de Paolo Sorrentino, film épatant, à l’univers très personnel et froid. Ce portait cynique de Geremia, usurier de 70 ans, est une plongée vers l’inconnu à vivre en salle d’ici quelques semaines.
C’est L’inconnue justement de Giuseppe Tornatore qui a crée la surprise en remportant les suffrages du public. Triste, voire larmoyante, la quête d’Irena hape, portée par des acteurs excellents et mise en scène par un cinéaste plus vif que jamais.
Espérons que ces prix permettrons une meilleure visibilité du cinéma italien récent sur les écrans français.

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