Bilan des 20e Rencontres Cinémas d’Amérique Latine : le cinéma mexicain plébiscité !

avril 10, 2008 at 9:23 Laisser un commentaire

Ces 20e Rencontres Cinémas d’Amérique Latine s’achèvent avec éclat sur un palmarès brillant accompagné d’un succès d’estime croissant.

Plus qu’un festival, ces rencontres sont une course effrénée contre le temps. Trop de films, trop de lieux de diffusion. On s’émerveille, on se perd dans les méandres de cette programmation. On parle, on échange. Mais c’est décontenancé par la fadeur du film de clôture, Partes Usadas du mexicain Aaron Fernandez (où qui plus est le jeune acteur Eduardo Granados vole la vedette à Alan Chavez), que l’on s’achemine vers leur dénouement.

Une déconvenue vite oubliée devant la qualité du Palmarès de ces 20e Rencontres qui salue brillement la créativité et la maturité de ces cinémas étonnants. A commencer par la remise du Grand Prix Coup de Cœur et du prix FIPRESCI de la première œuvre à Cochochi, long métrage mexicain de Laura Guzman et Israel Cardenas, pour son originalité narrative et le regard tendre qu’ils portent sur ces 2 jeunes indiens Tarhumaras. Tourné loin des villes et presque entièrement en raramuri, ce voyage initiatique a déjà obtenu de nombreuses récompenses. Pourtant, le Prix du Public, ainsi que celui des 313 bénévoles, sont venus couronner une oeuvre plus dense et éminemment politique : Agnus Dei de Lucia Cédron. Un premier long métrage teinté d’éléments autobiographiques qui interroge le passé de l’Argentine à partir de son présent pour entrevoir l’avenir d’une génération. A noter, que le film sera visible en salle dès le mois de mai prochain, pour une sortie nationale.

Le jury de la critique française a décidé quant à lui de récompenser la vitalité du jeune cinéma mexicain en partageant le prix découverte entre le joviale Quemar las naves de Francisco Alba pour sa maîtrise et le très âpre mais superbe Donde estan sus Historias ? de Nicolas Pereda pour son inventivité. Une œuvre rugueuse, brute qui a décontenancé le public toulousain mais qui pourtant reste le souvenir le plus magique de ce festival.

Plus léger, El Camino, envoûtant road movie entre Nicaragua et Costa Rica de Ishtar Yasin Gutiérrez à obtenu le rail d’oc. Parmi les courts métrages, c’est Como todo el mundo de Franco Lolli et Hoy no estoy de Gustavo Taretto qui ont séduit les jurys. Quant aux documentaires c’est Romance do vaquiero voador du brésilien Manfredo Caldas qui remporte les honneurs alors que Un tigre de papel se contente d’un prix spécial du jury.

Enfin, le Prix Cinéma en Construction Toulouse 2008, destiné à l’aide à la post-production de films prometteurs, s’est vu attribué à l’unanimité du jury à Tony Manero du chilien Pablo Larrain. En attendant de retrouver ces réalisations en salle, saluons ici la qualité du palmarès des ces 20ème Rencontres, qui par son refus de l’élitisme, rend merveilleusement compte de la diversité de ces cinémas du bout du monde. Une gageure pour ce festival devenu essentiel.

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Ambiance de ces 20e Rencontres Cinémas d’Amérique Latine de Toulouse Wild Side édite 6 nouveaux films du cinéaste Hideo Gosha en DVD

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