Ambiance 13e édition de Cinespana

octobre 6, 2008 at 10:11 Laisser un commentaire

Jusqu’au 12 octobre, le meilleur du cinéma espagnol s’invite à Toulouse. Une 13ème édition de Cinespana qui se révèle déjà pleine de surprises et de belles promesses.

C’est dans la cour de la Cinémathèque bondée, devant un public transi de froid mais enjoué que la nouvelle présidente Françoise Palmerio ouvrit la 13 édition de ce festival incontournable. Après avoir remercié les institutions, heureuses d’accueillir un pôle du 7ème art ibérique en leur sein, puis présenté jurys et invités tous découvrirent, en avant première, Fuera de Carta, comédie culinaire un peu indigeste.

Une déconvenue vite pardonnée par la découverte de l’Andalousie et de son cinéma vif, frais, souvent provocateur, comme le confirme Déjate Caer de Jesus Ponce, qui décrit le quotidien de jeunes loosers trentenaires désœuvrés, passant leur temps sur un banc public. Portrait d’une jeunesse alcoolisée, terrorisée par l’autre sexe, qui peine à grandir et se débat face à une famille décomposée. C’est drôle et émouvant.

Quant aux films en compétition, leur qualité ne devrait pas faciliter la tache du jury. On ne peut qu’apprécier leur inventivité et leur diversité. Ainsi, avec Prétextos l’actrice Silvia Munt, signe un premier long métrage sombre, visuellement superbe. A l’opposé Gonzalo Suarez, vieux briscard signe avec Oviedo Express une comédie délicieuse, lettrée et pétillante. Le cinéma espagnol surprend par sa vigueur, déçoit un peu par sa légèreté ou son manque de personnalité.

Constat sévère qui ne demande qu’a être démenti et qui l’a été très vite par Die Sille vor Bach (image en haut de l’article) de Pere Portabella qui devrait bénéficier d’une sortie en novembre et surtout par ce documentaire superbe : Lucio de Aitor Arregi et José Mari Goenaga Balerdi, biographie d’un anarchiste intègre qui réussit à mettre à mal l’une des plus importante banque américaine. Bien documenté, ingénieux dans sa mise en scène, c’est brillant.

Sans oubliez la rétrospective José Luis Alcaine, l’hommage à Fernando Fernan Gomez, disparu en 2007 et la soirée de clôture qui se déroulera samedi à l’UGC. Dimanche, vous pourrez (re)découvrir les lauréats des différents prix à la Cinémathèque.

D’ici, là soyez curieux !

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Go Fast : Olivier Van Hoofstadt (2008). Rencontre avec Roschdy Zem et Emmanuel Prevost. Cinespana 2008 et la 11e édition de Ciné 32

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