Go Fast : Olivier Van Hoofstadt (2008). Rencontre avec Roschdy Zem et Emmanuel Prevost.

octobre 6, 2008 at 9:46 Laisser un commentaire

Film français

Réalisation : Olivier Van Hoofstadt
avec Roschdy Zem, Olivier Gourmet, Jean-Michel Fête

Distribution : EuropaCorp Distribution

Date de sortie : 01 Octobre 2008

Synopsis : Marek, officier de la police judiciaire, perd son collègue et meilleur ami lors d’une opération contre un réseau de trafiquants de drogue. Muté dans un nouveau service de la PJ chargé des opérations d’infiltrations, il est formé comme agent sous couverture, un « undercover », pour infiltrer un gang de trafiquants de drogue qui importe de la résine de cannabis en grande quantité depuis l’Espagne. La méthode de transport utilisée est celle du Go Fast : des voitures chargées de drogues remontant à très grande vitesse depuis le sud de l’Espagne vers des villes françaises.

Surprenant et efficace Go Fast se révèle plus passionnant qu’une simple relecture française de Fast & Furious, orchestrée par Luc Besson. Rencontre avec deux bolides du cinéma hexagonal : Roschdy Zem et Emmanuel Prevost, coscénariste producteur.

Attrape moi si tu peux

L’idée du film ?
Emmanuel Prevost : Je voulais restaurer le rôle du héros policier, façon Delon ou Belmondo des 80’s. Montrer un flic fier de sa fonction qui évoluerait dans une société contemporaine très réaliste. Un jour, Jean-Marc Souvira, commissaire de police divisionnaire m’a amené 20 pages sur un flic infiltré dans l’univers du Go Fast. Sans le savoir il venait de m’apporter le polar original dont je rêvais. On parlait d’un nouveau service de police judiciaire, créé en 2003 après la loi Perben, qui permettait à ses agents de s’infiltrer dans des réseaux de narco trafiquants. Une idée d’autant plus moderne que le policier avait une origine culturelle et ethnique marquée. J’ai donc choisi Roschdy Zem, pour coller à cette réalité. Quant au principe du Go Fast, c’est une technique française, utilisée depuis le milieu des 90’s, par des équipes de narco trafiquants pour passer de la drogue à très grande vitesse entre la Maroc, l’Espagne et la France.

Un polar réaliste ?
Emmanuel Prevost : Je voulais rester ancré dans le réel, rendre compte du travail de la police. D’où l’idée de faire participer Roschdy Zem à des entraînements avec le Raid ou des policiers infiltrés. Nous avons bénéficiers de « conseillers » du grand banditisme. J’ai même tenu à ce que le réalisateur participe à un Go Fast, sans le prévenir que le voyage se faisait « à blanc ». On n’avait pas envie de reprendre les codes du genre. Ce qu’on a voulu, c’est un film sans concession, extrêmement rapide, extrêmement découpé pour faire vivre au spectateur l’adrénaline que l’on ressent quand on fait un Go Fast.

Qu’est ce qui vous a plu dans ce rôle ?
Roschdy Zem : C’est le côté physique. Même si c’est à cause de ça que j’ai hésité au début. J’ai eu droit à une formation accélérée avec le Raid où ils m’ont fait subir les mêmes étapes que ceux qui veulent intégrer l’unité. Et finalement plus je souffrais, plus j’avais l’impression de me rapprocher de mon personnage et donc plus je prenais du plaisir. J’aime aborder un rôle physiquement. Je pense être plus physique que cérébral. Même si là, être un infiltré m’amenait à jouer trois identités : la mienne, mon personnage et celle qu’il interprète.

interligne

Coproduit par Luc Besson, Go Fast risque fort de décevoir les amateurs de films d’action biberonnés à l’adrénaline et aux cascades spectaculaires. Ni remake de Taxi version trafic de stupéfiants, ni décalque française de Fast & Furious, ce long métrage signé Olivier Van Hoofstad n’évite certes pas les figures imposées du blockbuster, mais sait au final rapidement trouver son rythme et une personnalité. S’il sait être efficace, avec ces brèves scènes d’action pures, on l’appréciera d’autant plus dans ces moments de calmes. Car Olivier Van Hoofstad pose un regard, très documenté, sur la police et ses méthodes ainsi que sur ces nouvelles règles du jeu qui s’instaurent entre flic et voyous moderne.De quoi donner à ce polar aux faux airs d’Alain Corneau, des allures de documentaire. Quand au casting, difficile de ne pas reconnaître la prestance d’olivier Gourmet et le jeux d’acteurs tout en retenu de Roschdy Zem.

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