Magique (2008). Rencontre avec Philippe Muyl.

octobre 23, 2008 at 11:45 Laisser un commentaire

Drame musical français

Réalisation : Philippe Muyl
avec Marie Gillain, Cali, Antoine Duléry

Date de sortie : 22 octobre 2008

Distribution : Paramount Pictures France

Synopsis : Dans une ferme isolée, vivent Betty et son petit garçon de dix ans, Tommy. Tommy n’a jamais connu son père. Sa mère lui a toujours dit qu’elle ne savait pas qui il était. Tommy s’est mis en tête que celui-ci était cosmonaute et elle ne l’a jamais démenti. Depuis, chaque soir, l’enfant regarde le ciel en attendant son retour. Betty, elle, est souvent mélancolique. Tommy voudrait bien que le sourire illumine son visage, mais comment faire ? Un jour, il apprend qu’un cirque est de passage en ville.

Conte musical poétique positif, à deux doigts de la niaiserie, Magique, 6ème long métrage de Philippe Muyl, surprend et enchante par le radicalisme de sa gentillesse. Un univers doux et sucré dans lequel Cali et sa musique distillent sourire et mélancolie. Rencontre avec deux magiciens des mots, Philippe Muyl et Cali.

La mélodie du Bonheur

Votre rencontre avec Cali
Philippe Muyl : J’écris des chansons et j’avais envie de faire ce film avec des chansons. Je me suis donc demandé qui pourrait les mettre en musique. Je ne voulais pas un compositeur de musique de films. Je voulais quelqu’un qui sache faire des chansons, ce qui est une autre école. J’aimais bien Cali. Quand je l’écoutais à la radio ou quand je lisais ces interviews, j’aimais beaucoup le personnage. Donc je me suis arrangé pour le rencontrer. Il m’a fait suivre 2 ou 3 musiques qu’il avait composées sur mes textes et j’ai beaucoup aimé le résultat.
Cali : Je suis très fier d’avoir pu servir les mots de Philippe. Je reçois énormément de textes et ce n’est pas par fierté ou ego que je refuse dans 99% des cas d’écrire des musique dessus, c’est parce que ça ne me plait pas tout simplement, ça ne me correspond pas. Et là, ces chansons, j’aurais aimé les écrire.

Cali acteur ?
Philippe Muyl : Je ne savais pas s’il accepterait. L’idée m’est venue simplement en travaillant avec lui et en le regardant. Je trouvais qu’il étais finalement assez proche de l’univers que je voulais mettre dans le film et du personnage de Baptiste. Il en avait le style et le charisme. Je lui donc ai proposé de faire des essais. Il ne s’est pas fait prié parce qu’il était assez désireux de toucher au cinéma. Les essais se sont révélés concluants, je lui ai donc proposé le rôle. Il a accepté mais sans vraiment se douter de ce qui l’attendait. C’est un mec gonflé. Il aime bien prendre des risques. Et là il s’est jeté à l’eau avec un générosité incroyable.
Cali: Ça m’a beaucoup plu comme expérience. C’était comme quitter une terre connue, celle des concerts et des enregistrements studio pour partir 2 mois dans une forêt au nord du Québec, pour pratiquer une activité totalement nouvelle. Heureusement, ma première expérience cinématographique commence par un film où la musique est prépondérante. Ça m’a rassuré et j’étais en confiance avec cette équipe. Mais je ne sais pas encore s’il s’agit d’un coup de foudre avec le milieu du cinéma.

Pourquoi faire un film sans méchant ni figure du mal ?
Philippe Muyl : Je trouve que l’on vit dans une société difficile, l’industrie du cinéma plébiscite la violence et sa répétition, ce que je trouve assez irresponsable. J’avais donc envie de faire un film doux, qui soit détaché du monde et qui enjolive les chose : le monde est noir donc je vous donne un peu de rose. Je me suis amusé à faire cette fantaisie. Je me demande comment font les réalisateurs de films hyper violents pour passé 2 ans de leur vie, jours et nuits avec ces images en la tête. Je veux bien dormir, donc je fais des films calmes pour mon bien être. J’ai voulu un film différent. C’est un peu osé, mais pas prétentieux. C’est juste un plaisir de spectateur que je n’ai pas quand je vais au cinéma.

Un film pour le jeune public ?
Philippe Muyl : C’est un film famille et un film à strates où un enfant de 8 ans y verra un certain niveau de l’histoire et les parents un autre. Mais il y a une dimension philosophique qui parle complètement aux adultes et qui sonne bien à l’oreille des enfants même s’ils n’entendent pas tout.

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