Le Séminaire (2009). Rencontre avec Charles Nemes.

février 11, 2009 at 11:17 Laisser un commentaire

seminaire1Comédie française

Réalisation : Charles Nemes
avec Bruno Solo, Yvan Le Bolloc’h, Armelle

Date de sortie : 11 février 2009

Distribution : TFM Distribution

Synopsis : C’est entre espoir et crainte que six employés de la société Geugène se rendent à Paris pour participer à un séminaire de motivation. Parmi eux, Hervé, délégué syndical douteux, et Jean-Claude, qui se décrit lui-même comme le roi de la vente. Pour lui, ce séjour est l’occasion inespérée de reconquérir sa femme, qui l’a quitté avec enfants et bagages après avoir incendié leur pavillon pour toucher de l’argent des assurances. Flanqué d’Hervé, qui a tout de suite vu en l’assistante de leur coach une candidate à l’écart conjugal, Jean-Claude va quadriller la capitale à sa recherche et fera la preuve que les innocents peuvent parfois trouver une épingle dans une botte de foin. Tout irait presque normalement si Hervé ne faisait une découverte alarmante : le séminaire n’est qu’un prétexte à une évaluation masquée des personnels en vue d’un redéploiement.

Quatre ans après Espace détente, nos doux dingues de Caméra Café, sont de retour au cinéma pour un nouvel opus explosif, avec aux commandes, Charles Nemes, réalisateur de La tour Montparnasse infernale. Plus dense, plus émouvant, mais toujours aussi drôle et cinglant, cette nouvelle adaptation est une réussite. Rencontre avec Bruno Solo, Yvan le Bolloch et Charles Nemes, activistes du rire.

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La belle équipe

Pourquoi avoir restreint les personnages de la série ?
Bruno Solo : Lors de la première adaptation, l’idée qui nous semblait la plus simple pour extérioriser la boîte, était celle d’un séminaire. Puis en l’écrivant, on s’est aperçu que ça nous empêchait d’utiliser tous les personnages. Comme on vivait avec cette troupe depuis 4 ans, on ne se sentait pas le courage de laisser un des comédiens sur le carreau. Donc on a écrit Espace détente qui nous permettait d’utiliser tout le monde et 4 ans plus tard on est revenu à notre idée de base : le séminaire. Or, limiter les protagonistes nous a permis de faire un film où on prend plus le temps de s’attacher aux personnages et de les découvrir.

Le grand absent c’est Sylvain ?
Bruno Solo : Le film était écrit pour lui. Puisqu’on avait Maeva on ne pouvait pas le laisser de côté. Sauf que pour des raisons de dates, il était indisponible. On a donc du pallier son absence par cette histoire étonnante entre Philippe Gatin, le responsable informatique gai et Maeva. Mais, sans vouloir lui faire offense, il faut admettre que si on avait maintenu le couple Maeva/Sylvain, leur histoire aurait été une succession de petits tableaux, sûrement très drôles et très romantiques, mais au fond pas très évolutifs. Du coup on l’a fait mourir, mais de façon picaresque. C’est assez radical, mais nécessaire car ça oblige les gens à suivre l’histoire, sans espérer son retour.
Yvan le Bolloch : Leur relation, me semble plus intéressante parce qu’ils constituent un couple assez hybride et finalement plus en phase avec notre société en abordant ces questions de recherche d’identité ou de paternité. Donc d’un handicap, on a fait une force.

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Le passage de la télé au grand écran est difficile ?
Bruno Solo : Le tempo propre de la série télé n’est pas facile à montrer au cinéma. Il fallait garder l’âme des personnages, l’esprit des dialogues, la dinguerie, mais on ne on ne pouvait pas avoir le même rythme, sans quoi le film serait proprement insupportable. Il ne serait qu’une suite de sketchs. Là, on a posé l’histoire et on a cherché à montrer les personnages autrement : Jean-Guy qui pleure en 700 épisodes ce n’est jamais arrivé, Jeanne qui se livre non plus. Il n’y a qu’Hervé qui reste une crapule devant l’éternel.

Pourquoi confier la réalisation à Charles Nemes ?
Bruno Solo : Parce qu’après le premier il nous semblait qu’on pouvait mieux faire. Et pouvoir mieux faire c’est faire appel à quelqu’un qui sait faire.
Charles Nemes : Je suis arrivé parmi eux avec l’appétit de quelqu’un qui a regardé la série, et j’ai essayé d’y apporter un surcroît de cinéma. J’ai pu y souffler mes facéties et mes exigences très tôt, mais j’ai laissé la direction d’acteurs, à Bruno et Yvan car ils parlent le Caméra café couramment depuis des années. En revanche, j’ai une distance qui fait que je repère les problèmes de rythme. Donc ce travail d’équipe nous a permis d’aller fouiller l’âme des personnages ce que le format de la série et sa rapidité interdisait. Du coup, les vraies cascades sont affectives, et le grand spectacle de cette comédie est celui des âmes.

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