Le code a changé (2009). Rencontre avec Danièle Thompson.

février 17, 2009 at 9:14 2 commentaires

le-code-a-changeComédie dramatique française

Réalisation : Danièle Thompson
avec Karin Viard, Dany Boon, Marina Foïs

Date de sortie : 17 février 2009

Distribution : Studio Canal

Synopsis : Un dîner, c’est la dictature de l’apparence : on se fait beau, on rit, on raconte, on frime, on partage souvenirs et projets. Les angoisses sont cachées sous l’humour et les chagrins étouffés par les éclats de rire. Et pour quelques heures, on y croit ! C’est ça le principal…Si on a le bon code et que l’on respecte les autres, cordialité, hypocrisie, bonne humeur, on risque de passer une bonne soirée… Mais les masques tombent dès le chemin du retour.

Quatre ans après le succès populaire de Fauteuils d’orchestre, Danièle Thompson s’entoure de onze comédiens de renom pour une comédie sociale, douce-amère, dont elle a le secret. Mais de faux semblants en déconvenues attendues, la ronde sentimentale des ces quadras bourgeois désenchantés peine à convaincre. Rencontre avec Danièle Thompson et Christopher Thompson, coscénariste.

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Un dîner presque parfait

Comment vous répartissez-vous les rôles ?
Danièle Thompson : J’ai écris le scénario avec Christopher mais je suis seule à la réalisation.
Christopher Thompson : Je suis ici scénariste, mais surtout acteur. Le travail est différent, mais il n’y a pas de schizophrénie. C’est le quatrième film que nous réalisons ensemble et là j’attendais de ma mère, une direction, un regard et une mise en scène.

Comment est née l’idée du film?
Danièle Thompson : Tout est parti de l’observation qu’en arrivant à un dîner entre amis, on fait semblant d’aller bien, même après une journée de travail éreintante, par souci d’une sorte de politesse d’apparence. L’idée de départ, c’est cette transformation et cette dictature du paraître. Dès qu’on accepte l’invitation, on joue une forme de comédie et on masque sa fébrilité et ses chagrins. Je voulais donc montrer ce vernis social qui craque, où plutôt qui ne craque pas. A partir de là, on s’est assis tous les deux pendant des mois, pour trouver nos personnages et leurs origines. On a composé cette bande de quadra aisée, confrontés aux problématiques de cet âge où il est encore temps de tout changer. C’est un moment clef. Le casting est venu plus tard.

C’est un film choral personnel ?
Danièle Thompson : Celui là est particulier parce qu’il n’y a pratiquement pas de personnages secondaire. Ils sont tous à égalité. Ils sont jusqu’à 10 dans la même séquence. C’est assez rare et exceptionnel car difficile à réaliser. C’est en effet plus compliqué de les réunir tous, compte tenu de leur planning, que de les diriger. Un tel casting est à la fois un régal et un vrai casse tête.
Christopher Thompson : Au fil de l’écriture, on a essayé de donner à ces onze personnages principaux un côté solaire et un coté sombre. On voulait faire un film personnel, où le spectateur passerait du rire à l’émotion dans la même minute, un peu à l’image des comédies italiennes ou anglaises.

Pourquoi cette construction narrative fractionnée ?
Danièle Thompson : Cette alternative est arrivée dans un second temps d’écriture. Parce qu’il nous a semblé impossible d’asseoir les personnages autour d’une table pendant 25 minutes de film. C’était trop statique. Donc on a réfléchi à une possibilité d’un saut dans le temps, d’où ces flash-back.
Christopher Thompson : Durant ce dîner, certains malaises vont remonter à la surface, des histoires naître, des relations se créer. La difficulté était de savoir ce qui se passe avant, pendant et après ce dîner. D’où l’idée d’éclater le récit pour apporter une forme narrative originale, différente de nos films précédents.

Le secret d’un dîner réussi ?
Danièle Thompson : Comme pour un film, en sortir avec le sentiment d’avoir passé une bonne soirée et l’envie d’y revenir.
Christopher Thompson : Être mieux en le quittant qu’en y arrivant.

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