No Pasaran (2009). Rencontre avec Eric Martin et Emmanuel Caussé.

juillet 16, 2009 at 12:37 Laisser un commentaire

No PasaranComédie, France

Réalisation : Eric Martin & Emmanuel Caussé
Avec Cyril Lecomte, Elodie Navarre, Bernard Blancan

Date de sortie : 15 juillet et 02 Septembre 2009

Distribution : Rezo Films

Synopsis : Maxence Lafourcade, célibataire tranquille, élève des cochons dans les Pyrénées. Sa vie bascule lorsqu’il apprend que la prochaine autoroute traversera ses montagnes, sa vallée, sa ferme, sa chambre ! Pour affronter le député maire cynique et son projet, il doit faire une alliance contre nature avec l' »Américain du coin ». Peu à peu, une bande de « Résistants » se constitue…

Avec No Pasaran, Eric Martin & Emmanuel Caussé réalisent le premier western pyrénéen subversif où le chant des accents résonnent plus fort et plus justes que des coups de revolver.

No Pasaran1

Les prairies de l’honneur

Si Midi Pyrénées, aime le cinéma, certains films n’y sont pas toujours les bienvenus, comme l’apprirent nos deux enfant du pays. « C’est un tournage 100% Sud Ouest avec des mémés, des gens et des techniciens du coin explique Emmanuel, mais, pour des raisons bassement politiques on n’a eu aucune subvention ». « On a voulu faire une comédie, renchérit Emmanuel, pas un pamphlet à la Oliver Stone. Ce n’est pas un film militant, c’est une pure coïncidence ! Il a fallu que notre histoire, pourtant inspirée de la vallée d’Aspe, colle à l’actualité de l’Ariège».
En effet, qui aurait pensé que le drame de ce jeune éleveur de cochons dont la vie aller basculer en apprenant qu’un élu envisager le passage d’une autoroute par sa ferme, s’avérerait prémonitoire ? « Qui aurait pensé qu’ils projetaient de faire passer une route en plein milieu de la vallée, continue Eric, et le pire c’est que Bonrepaux s’est reconnu, à tord, dans le script et s’est senti attaqué».
Si No Pasaran ne caresse pas toujours dans le sens du poil, cette comédie sociale endiablée au langage fleuri, refuse la caricature, la moquerie facile et surtout le manichéisme. « On ne fait pas de portraits à charge. On montre les travers des gens mais aussi ce qui les rends attachant. C’est un peu irrévérencieux, mais c’est avant tout un film libre qui n’est pas là pour dire aux gens s’il faut ou pas accepter la route ».

Gaillard…
Véritable bouffée d’air frais cette comédie enlevée au casting de choix n’en est pas moins une relecture habile des westerns. « C’est un sud-ouestern, se justifie Emmanuel, avec un petit propriétaire terrien mis à mal par un plus gros, l’étranger qui vient apporter une solution et la fille aux mœurs légères. C’est une histoire universelle».
Mais le sel de cette farce tient aussi à ces comédiens et à l’usage de l’accent, jamais outrancier. « On tenait à ce réalisme, insiste Emmanuel, après on s’en décale par les situations. Mais tous ces personnages existent et ont une poésie. On ne voulait pas un documentaire, mais une comédie sociale et humaine comme le faisaient les italiens, avec des personnages haut en couleur et pas forcément bien pensants ».

Diffusée dans le sud ouest dès le 15 Juillet, la France devra attendre septembre pour découvrir cette belle tranche de cinéma populaire.

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