Cinespana 14e édition, du 2 au 11 Octobre à Toulouse

octobre 1, 2009 at 10:25 Laisser un commentaire

Cette année, Cinespana a décidé de délaisser le superflus et les paillettes pour ce recentré sur l’essentiel : le cinéma. Rencontre avec l’élégante maître d’œuvre de ce changement de cap essentiel, Françoise Palmério-Vielmas, présidente du festival.cinespana2009

L’avenir lui appartient

Pour cette 14e édition, vous avez du faire face aux conséquences économiques parfois inattendues de cette crise ?
Françoise Palmério-Vielmas : Ce fut beaucoup d’émotions. Car, si nous avons reçu les mêmes aides que les années précédentes de la part des collectivités territoriales, l’Espagne nous a causé bien des soucis. En juin nous avons appris que nous ne disposerions pas de la subvention habituelle du ministère de la culture espagnol. C’était catastrophique. Déjà en équilibre précaire, nous avons craint de ne pas pouvoir réaliser cette édition. Mais à force de discussions, d’entretiens et de courrier, nous avons fini par obtenir une partie de cette somme. 2009 est une année d’austérité. Nous avons du supprimer pas mal de choses dont notre beau catalogue annuel pour nous contenter d’un programme utile et complet. Pas de très grandes affiches non plus et bien sur nous avons supprimé les très gros cocktails. Nous pensions déjà réduire ce secteur de dépenses, mais cette crise nous en a donné l’occasion. Par contre, Cinespana en tant que festival de cinéma ne va pas changer. Bien au contraire, il y a même pas mal de nouveautés. A commencer par ce partenariat prestigieux avec Arte, pour une projection en avant première, du film de Marc Recha, en sa présence. Très important aussi notre partenariat artistique avec la cinémathèque de Toulouse. C’est tout à fait nouveau puisque jusqu’à maintenant la cinémathèque nous offrait les salles et l’accueil mais nous n’avions pas de collaboration sur une programmation commune. Or, cette année, puisque nous mettons à l’honneur le cinéma Catalan, nous avons travaillé ensemble sur l’école de Barcelone qui vient s’inscrire à la perfection dans la rétrospective que consacre ce lieu de patrimoine à la nouvelle vague en Europe. Enfin, comme les éditions passées, nous aurons la compétition de courts et longs métrages, le panorama et les rendez-vous habituels.

Vous semblez avoir trouvé un juste équilibre entre mémoire du cinéma espagnol et créations récentes…
Françoise Palmério-Vielmas : C’était vrai qu’en plus de l’école de Barcelone, nous nous devions de commémorer les 70 ans de la Retirada en proposant, avec la mairie de Toulouse et la Cinémathèque, une journée de projections de documentaires inédits. Nous proposons aussi une découverte du cinéma muet espagnol avec, pour la première fois, un ciné concert. Mais c’est le cinéma contemporain qui constitue le cœur de ce festival puisque sa vocation est de faire connaître les productions de l’année. L’Espagne reste le second producteur de films en Europe. Il y a donc beaucoup de premières oeuvres en compétition. Et preuve de notre engagement, nous rendons hommage, cette année, à une belle actrice, peu connue en France : Emma Suarez. Faire découvrir le jeune cinéma espagnol et aider à sa distribution c’est aussi ça Cinespana. Il me semble d’ailleurs qu’il y a une légère amélioration du nombre de films qui passent nos frontières. C’est réjouissant, même si ce n’est pas encore l’idéal. Mais on s’acharne et chaque année on y arrive un plus.

barceloneCinespana prendrait-il un nouveau tournant plus cinéphile ?
Françoise Palmério-Vielmas : On a réduit les dépenses superficielles au profit des films. Jusqu’ici nous en passions un en ouverture, là, le verre de l’amitié étant plus court, nous en passeront deux. Quant à Marc Recha, il nous semblait important de profiter se sa venue pour lui consacrer une rétrospective. Ce n’est pas un réalisateur « grand public », mais il façonne un cinéma riche et inventif. Cette même démarche nous a conduit à accueillir le cinéaste Catalan José Maria Numès. Nous pensons que ces fortes personnalités sont susceptibles de faire rayonner ce cinéma espagnol ! C’est donc un changement d’orientation pour le festival, qu’on espère maintenir, même si le budget devait croître. Mais on a du mal à comprendre cette baise de subventions, même si bien sûr cette crise frappe fortement l’Espagne. On croit dans ce cinéma, peut être plus que les décideurs espagnols. On ne sait pas s’ils continueront à nous financer l’année prochaine. C’est inquiétant !

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