Le syndrome du Titanic : Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre (2009)

octobre 7, 2009 at 9:13 Laisser un commentaire

Le Syndrome du TitanicDocumentaire, France

Réalisation : Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre

Date de sortie : 07 octobre 2009

Distribution : Mars Distribution

Synopsis: Le syndrome du Titanic évoque l’attitude des passagers du célèbre paquebot qui continuaient à danser et à festoyer sans réaliser la proximité avec l’iceberg fatal. Autrement dit, si nous ne changeons pas de direction, nous courrons à la catastrophe. Le scepticisme résiduel observé encore chez certains à l’égard du changement climatique, revient à naviguer avec un bandeau sur les yeux par temps de brouillard à fond les manettes dans une mer parsemée d’icebergs. Le paquebot sur lequel nous sommes tous embarqués, c’est la planète Terre. Et nous n’en avons qu’une.

Loin d’un amer constat écologique, Le syndrome du Titanic est le récit, à la première personne, d’un terrible combat pour ramener l’humanité à la raison.

Le Syndrome du Titanic1

A la vie à la mort

Portrait de l’humanité, Le syndrome du Titanic ne culpabilise pas mais éveille les consciences. « C’est un film politique » déclare Nicolas Hulot « puisqu’on tente d’influencer les trajectoires de nos sociétés. Je voulais contribuer à convaincre, mobiliser et rassembler pour infléchir des tendances ».

Seul le cinéma pouvait accueillir cette ambition : « On voulait jouer sur les émotions » explique Jean-Albert Lièvre, « et ce film au fond n’est qu’un cri d’amour». De cet hallucinant travail de recueil d’images inédites et de montage, il en ressort une vision de la terre défigurée, mortifiée, dévorée par la consommation à outrance et gangrenée par la misère. Rarement notre planète ne fut montrée sous cet angle, excepté dans les romans de SF ou dans le cinéma d’anticipation comme Soleil vert ou Blade Runner. Le temps presse, et pour éviter la mort, tous doivent s’unir et partager pour mieux vivre ensemble. L’homme sera la solution de cette crise.

Un bémol toutefois à ce beau discours, si Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre dénoncent les méfaits du système capitaliste (le mot capitalisme n’est cité qu’une fois), peu d’attaques ou de critiques sont formulées à l’encontre des politiques soumis à l’ordre économique mondial. Si Tocqueville nous enseignait déjà que l’économie prévaut sur le politique (qui ne peut que suivre et s’adapter aux révolutions industrielles par exemple), Nicolas Hulot préfère oublier ce paramètre de taille pour continuer de voir en nos dirigeants les leaders d’un mouvement de sauvegarde de la planète, agissant au nom du bon sens. L’auteur ne prévoit d’ailleurs qu’un aménagement du système économique capitaliste comme solution de cette crise.

Enfin, nous oublierons le ton sentencieux et parfaitement ennuyeux de ce documentaire, les liens incohérents entre certaines images, et l’absence de toute critique portée vis-à-vis de multinationales et de l’Europe.

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