Les Barons (2010). Rencontre avec Nabil Ben Yadir.

janvier 20, 2010 at 10:42 Laisser un commentaire

Comédie, Belgique

Réalisation : Nabil Ben Yadir
avec Nader Boussandel, Julien Courbey, Mourade Zeguendi, Jan Decleir

Date de sortie : 20 janvier 2010

Distribution : Haut et Court

Synopsis : « Pour être un baron, dans la vie, il faut être le moins actif possible. Le baron le plus ambitieux, c’est moi Hassan. Mon rêve c’est de faire rire. Mais « blagueur », pour mon père, c’est pas un métier. Le deuxième problème c’est Malika, la star du quartier dont je suis amoureux depuis des années. Et Malika, c’est la soeur de mon pote Mounir. Lui, il voudrait qu’on reste des barons, à vie. Ce qui colle pas avec mon but. Parce que pour réussir, il faut quitter le quartier, mais on ne quitte pas le quartier, on s’en évade. »

Sans titres ni particules, ces barons évitent haut la main les écueils de la comédie de banlieue pour offrir une succulente tranche de vie, drôle et intelligente, d’une jeunesse qui échappe aux clichés communautaires. Rencontre avec son réalisateur Nabil Ben Yadir accompagné pour l’occasion de deux compères : Nader Boussandel et Julien Courbey.

Noblesse oblige

Écouter cette rencontre:

Les barons Part1.mp3

Les barons Part2.mp3

Les barons Part3.mp3


Agréable comédie belge pétillante, simple mais jamais simpliste, Les Barons a le mérite d’éviter tous les clichés des films de banlieue et d’offrir aux spectateurs français de beaux personnages répondant aux doux noms de Nacir ou Mounir. Alors que certains politiques de nos latitudes jouent avec le feu en ouvrant la boîte de Pandore avec cette question de l’identité nationale, Nabil Ben Yadir nous offre, malencontreusement, la meilleure réponse possible, a savoir le portrait de jeunes trentenaire issue de cités populaire en proue au doute qui tentent de devenir adulte comme n’importe quels ados attardés de leur génération. Ils glandent, rêvent et attendent l’amour, tout en vivant une misère sexuelle palpable. Des jeunes qui peinent à se projeter dans l’avenir, tardent à quitter le cocon familial, et n’osent pas se lancer dans la vie. Rarement cette génération n’avait si bien trouvé sa place au cinéma loin des poncifs ou des effets comiques faciles. Rien d’étonnant à cela car Nabil Ben Yadir a lui aussi galéré, un peu à l’image de ses personnages, naviguant de petits boulots en petit boulots avant d’entrer en cinéma.
Mais ici pas de trace de drogue, de police ou de flingues. On y parle plutôt d’amitié, de capacité à faire des choix et surtout de savoir les assumer.
Loin de rester une comédie bonne enfant, Les barons sait jouer la carte du drame. Et lorsque ce mythe du Barons, du parfait glandeur, vacille sous le poids de l’âge, l’issue ne peut que s’avérer fatale car le mythe n’a qu’un temps comme le rappelait Sam Peckimpah dans Coups de feu ans la Sierra.
Si comme dans tout premier film Les barons pêche un peu, il se révèle une véritable surprise et un plaisir certain. Ces personnages attachants ou le choix du scope n’y sont pas anodin, quant à Nader Boussandel, s’il a su remporter le prix d’interprétation masculine du festival international d’Amien, ce ne n’est assurément pas volé. Sans aucun doute voici une équipe à suivre.

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