5e édition du festival Zoom Arrière : Ave Peplum !

février 14, 2011 at 4:14 Laisser un commentaire

Du 15 au 26 février, empereurs, héros musclés et jeunes filles candides rivaliseront d’artifices, pour la 5e édition du festival Zoom Arrière, Ave Peplum !, entièrement dédiée à l’Antiquité. Une occasion unique de démêler le vrai du faux d’une période de l’histoire malmenée par le 7ème art.

Initié par la Cinémathèque de Toulouse en 2007, Zoom Arrière est un événement original et rare dans le panorama des festivals nationaux, puisque entièrement consacré au patrimoine cinématographique. Il se décline sur le mode de la convivialité et du partage, avec des projections, des invités, des colloques, des ciné-concerts ou des expositions. Son souci, mêler les publics pour apporter un regard neuf sur le cinéma d’antan et montrer que passé et présent ne cessent de dialoguer et de se réinventer mutuellement. Un postulat parfaitement illustré par le thème choisi.

L’Antiquité au cinéma
Cette période historique est si souvent représentée à l’écran qu’elle se confond avec les origines du 7ème art. Maladroitement réduite à l’expression « péplum », inventée au début des années 60, les scènes inspirées de l’Antiquité (biblique, pharaonique, grecque ou romaine), populaires dès l’ère du muet, ont façonné bien des imaginaires, auxquels sera consacré un colloque (24-25 février), croisant les points de vue d’historiens du cinéma et de l’Antiquité. Souvent décrié comme un genre kitch, à la mort prochaine inéluctable, le péplum, creuset d’aventures mythiques et de fantasmes, devait connaître, durant les années 2000, un renouveau inattendu, avec Gladiator de Ridley Scott (2000). D’où l’idée de proposer une trentaine de films, raretés et œuvres phares, de Quo Vadis ? (1912) à Agora (2008), en passant par Griffith, DeMille, Mankiewicz, Godard, Pasolini ou Fellini, pour mesurer l’évolution d’un genre cinématographique et de ses représentations à travers les âges.

Chemins de traverses
Outre le péplum, d’autres patrimoines seront à la fête. Le Museo Nazionale del Cinema de Turin présentera, en avant première, ses dernières restaurations, dont Les Hommes contre (Uomini contro, 1970) et Profession: magliari (I magliari, 1959) de Francesco Rosi. La Deutsche Kinemathek Museum für Film und Fernsehen (Berlin) et Friedrich-Wilhelm-Murnau-Stiftung (Wiesbaden) viendront avec Métropolis de Fritz Lang (1927), donné, pour la première fois en France, dans sa version intégrale, accompagnée par l’Orchestre de chambre de Toulouse. Enfin, invité d’honneur, Claude-Jean Philippe, créateur du Ciné-club d’Antenne 2 de 1971 à 1996, offrira, en guise de carte blanche, cinq classiques. Une édition olympienne en perspective.

Patrice Chambon

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