Bilan des 23e Rencontres Cinémas d’Amérique Latine

mars 29, 2011 at 12:44 Laisser un commentaire

Ces 23e Rencontres Cinémas d’Amérique Latine s’achèvent sur un palmarès sans surprise accompagné d’un succès public constant.

Avec pas loin de 50 000 spectateurs, cette 23e édition s’auréole d’une belle réussite. Un point que n’ont pas manquées de saluer les collectivités locales lors de la soirée de clôture, mais qui ne saurait faire oublier la faiblesse de certains films présentés en compétition. C’est donc un Palmarès de qualité, mais sans réelle audace qui est venu saluer la créativité de ces cinémas étonnants et clore ces rencontres avant la projection d’un véritable chemin de croix colombien sur l’émancipation féminine, aussi maîtrisé que mortifère, Karen pleure dans un bus de Gabriel Rojas Vera.

Le Grand Prix Coup de Cœur revient à Las marimbas del infierno, second long métrage du guatémaltèque Julio Hernández Cordón, pour sa concision, son humour, son originalité (un joueur de marimbas rejoint un groupe métal) et la qualité de sa photo signée Maria Secco déjà présente à ses côté pour son premier film Gasolina. Tout aussi appliqué, le Prix du Public et le rail d’Oc sont venus couronner une oeuvre en apparence plus légère, où l’architecture si particulière de Buenos Aires reflète les sentiments humains et la solitude moderne : Medianeras de l’argentin Gustavo Taretto. Le jury de la critique française a décidé quant à lui de récompenser la vitalité et l’audace du jeune cinéma chilien en décernant le prix découverte à l’une des œuvres les plus intéressantes de la sélection : Lucía de Niles Atallah qui allie avec grâce une parfaite synthèse de la société chilienne avec un portrait de femmes des plus touchants et exemplaires. La maîtrise et l’intensité de cette fiction l’ont aussi récompensé du prix FIPRESCI de la première œuvre et d’un prix spécial du jury coup de coeur. Des œuvres qui devraient bientôt sortir sur les écrans nationaux.

Parmi les courts métrages, c’est Ensolarado du brésilien Ricardo Targino qui a séduit les jurys du prix Courtoujours et Signis, pour le traitement poétique d’un sujet délicat. Enfin, pour les documentaires c’est Impunity de Juan Jose Lozano, journaliste colombien et Hollman Morris cinéaste suisse d’origine colombienne, qui remporte les honneurs, en offrant une explication claire et documentée de la guerre civile qui ravage la Colombie.

On regrettera que La vida útil, subtil clin d’œil à la Cinémathèque Uruguayenne et à son enseignement (utilisation de la musique, format carré d’antan et N&B), de Federico Veiroj reparte les mains vides ou que Verano de Goliat, nouveau long métrage énigmatique et radical du mexicain Nicolás Pereda n’ait pas retenu la curiosité d’un jury. Enfin, il serait de bon ton, lors des prochaines cérémonies, de penser à traduire en français les propos des invités parlant espagnols ou des personnalités jugeant élégant de s’exprimer dans la langue de Cervantès, comme cela est fait pour les intervenants portugais. Une pointe de tact supplémentaire ne nuirait pas à la convivialité affichée de ce festival.

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Ambiance 23e Rencontres Cinémas d’Amérique Latine Tous les soleils (2011). Rencontre avec Philippe Claudel

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