Et soudain tout le monde me manque : Jennifer Devoldère (2011)

mai 4, 2011 at 3:50 Laisser un commentaire

Comédie, France

Réalisation: Jennifer Devoldère
Avec Mélanie Laurent, Michel Blanc, Géraldine Nakache…

Date de sortie : 20 avril 2011

Distribution : UGC

Après Jusqu’à toi en 2009, la jeune réalisatrice Jennifer Devoldère retrouve Mélanie Laurent pour Et soudain tout le monde me manque, une comédie légère et mièvre à souhait que l’on oublie à peine les portes du cinéma franchies.

Enième films sur les difficiles relations père-fille trentenaire de milieux bobo traitée sur le ton de la comédie douce-amère, Et soudain tout le monde me manque parvient tout de même à se démarquer de la concurrence, en parodiant l’écriture des séries américaines récentes et en ciblant prioritairement les générations jeunes.

Eli (Michel Blanc), 60 ans, père irresponsable de Justine (Mélanie Laurent) et Dom (Florence Loiret-Caille) attend un enfant de sa nouvelle femme. Choc pour toute la famille, à commencer par Dom qui souhaite adopter et Justine qui passe d’un petit ami à l’autre sans état d’âme. A la veille de devenir père, Eli tente de se rapprocher de Justine, avec qui il n’a jamais pu s’entendre, en se liant, à son insu, à tous ses ex. Mais lorsque elle tombe amoureuse il menace de tout faire échouer. Comment se construire avec un père absent ou trop présent ? Comment être soi-même et aller de l’avant ? Telles sont les questions que subit au quotidien Justine malgré sa vie si jeune cool et qui vont nourrir sa réflexion autour de l’art et de la radiologie.

Bienvenu dans un Paris moderne façon centre ville de New York, où les personnages de Jennifer Devoldère portent des Crocs, boivent des cafés avec leur nom inscrit sur le gobelet, n’écoutent pas Fat Boy Slim parce qu’on n’est plus en 2001 et ne parlent de leur famille au premier rendez-vous car c’est « trop la loose ».
Entre Sex and the city, le psychologisme de Marie Claire et le pensé, parlé, consommé jeune, Et soudain tout le monde me manque apparaît incroyablement vieillot. Quant à sa mise en scène l’usage récurrent des ralentis et l’utilisation de la musique rappellent au mieux un clips au pire une publicité branchée. La modernité semble alors bien fictive.

Apologie de la flemme Kev Adams et certains acteurs de stand up parisiens joue ainsi leur propre rôle, avec leur propre nom de scène, pour plus de simplicité. Jennifer Devoldère semble alors oublier que le cinéma n’est pas qu’un objet thérapeutique mais bien un lieu d’imaginaire à construire et à nourrir.
Cela dit, soulignons un final plutôt inattendu au crédit de cette comédie timide portée par la présence de Mélanie Laurent et son spleen de bon aloi.

Patrice Chambon

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