Monsieur papa (2011). Rencontre avec Kad Merad

juin 3, 2011 at 8:53 Laisser un commentaire

Comédie téléphonée, France

Réalisation: Kad Merad
Avec Kad Merad, Michèle Laroque, Gaspard Meier-Chaurand…

Date de sortie : 1er Juin 2011

Distribution : Pathé Distribution

Synopsis : Marius Vallois a douze ans et besoin d’un père. Marie Vallois a un fils de douze ans, de lourdes responsabilités professionnelles, un amant à calmer, un poste à pourvoir, une soeur adorée, un cousin compliqué mais aucun père pour Marius. Robert Pique a une centrale vapeur, toujours du linge en retard, un fantasme chinois et il cherche du boulot. De biens curieux lien vont pourtant se tisser entre ces trois personnages.

Avec Monsieur papa, bluette familiale douce amère empreinte d’une tendresse et d’une générosité débordante, Kad Merad réalise un premier film personnel, sans surprise ni faux pas. Une expérience sur laquelle revient l’acteur favori du cinéma français.

Comment avez-vous décidé de passer à la réalisation ?
C’est venu comme ça. On m’a d’abord soumis la lecture d’un scénario qui n’était pas encore Monsieur papa, mais qui portait déjà en lui cette belle idée d’une mère de famille paniquée qui ment à son fils par amour. J’y incarnais le rôle principal et ma femme devait en achever l’écriture. Il n’était pas alors question de le réaliser. Mais à force de parler de cette histoire avec elle, j’ai commencé à avoir le film en tête à un point tel qu’il y a eu un déclic et que j’ai voulu le tourner. Je pense que le fait d’être au cœur du processus d’écriture, m’a permis d’entrevoir l’enchaînement des séquences, d’avoir des idées de mises en scènes et des partis pris de direction d’acteurs. C’est ça qui m’a permis de sauter le pas. Quant à ne plus jouer le rôle de Robert Pique, je ne suis pas posé la question. Je crois que je me suis appuyé sur ce que je savais faire : l’acteur, pour oublier mes problèmes immédiats de réalisateur tout en m’en rajoutant de nouveaux.

Pourquoi avez-vous choisi de tourner dans le 13e ?
Je voulais tourner dans Paris tout en évitant le côté carte postale qui risquait de m’enfermer dans une histoire trop franco-française. C’est pour cela que j’ai choisi le quartier chinois, parce qu’il accroît le côté universel. Il me fallait également un lieu qui soit suffisamment populaire pour s’opposer à celui de la maman, plus cossu. Quand au stade, je l’ai créé pour l’occasion, c’est ça aussi la magie du cinéma. Et puis il y a dans ce quartier un esprit village que je voulais mettre en valeur. D’ailleurs, tous les personnages se font du bien. Ils sont reliés ensemble. Au-delà de l’idée de solitude, je montre que l’on peut construire une famille différemment. C’est ça aussi la raison de cette histoire.

On a pourtant l’impression de voir une mère qui peine à élever seule son enfant. Même l’instituteur note l’arrivée du soit-disant père avec soulagement. Pourquoi ?
Je n’avais pas vu les choses sous cet angle. Je viens d’une famille classique où on était très liés, mais jamais je n’ai imaginé un film pro famille ou suggéré ce que vous venez de souligner. D’ailleurs c’est le môme, Marius qui mène le jeu de l’intrigue. Donc, il n’y a aucun message idéologique. Vous me posiez la question sur la présence de l’international, c’est pareil. Elle est juste liée à la définition posée par les mots croisés. Simplement les acteurs l’ont entonnés en cœur, et du coup, en hommage je l’ai glissé à la fin, mais ça s’arrête là.

Quand avez-vous pensé à Michel Laroque ?
Immédiatement. Je l’ai choisie pour tout ce qu’elle incarne. Elle est crédible autant en chef d’entreprise puisqu’elle en a la classe et l’autorité, qu’en femme moderne débordées et fragile. En interprétant Marie, elle allie le doute et l’assurance désinvolte à la perfection. Elle me fait penser à Gena Rowlands. En plus elle s’entendait très bien avec Gaspard qui est un gamin incroyable.

Avez-vous encore envie de réaliser ?
Bien sûr. Si on me fait confiance j’ai plein de choses à dire. J’ai énormément appris sur ce tournage et j’ai continué à le faire en tournant avec Xavier Giannoli. Maintenant je sais où mettre ma caméra, je connais les contraintes d’un réalisateur et puis c’était un tel plaisir.

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