Django de Sergio Corbucci sur grand écran !

janvier 22, 2013 at 5:51 Laisser un commentaire

django

S’appuyant sur la sortie en fanfare du dernier Quentin Tarantino : Django Unchained, Carlotta Films a la très bonne idée de distribuer en salle, le 23 janvier prochain, le film culte qui l’a inspiré.

Réalisé en 1966 par Sergio Corbucci, Django est une œuvre phare du western italien. Peu considéré par la critique de l’époque (qui réduisit le genre en un sobriquet aussi tenace qu’insultant de « western spaghetti »), et guère plus connu par les médias actuels qui ne jurent que par Sergio Leone, Django marqua pourtant les esprits de façon indélébile.

Très vite adopté par un public populaire, ce vengeur impitoyable allait devenir, au côté de Sartana ou Ringo, un anti-héros récurrent du western européen en proposant une relecture cynique de la légende de l’ouest américain et une révolution des codes du genre. Plusieurs films, à la qualité variable et aux titres ronflants, lui furent consacrés, certains allant jusqu’à en faire un pistolero noir. Mais le personnage de Django reste un mythe, celui de l’homme que tous les opprimés rêvent de devenir pour enfin se faire respecter.

Sombre, violent et nihiliste, Django de Sergio Corbucci reste cependant à part. Longtemps dédaigné par la critique, Corbucci est un excellent artisan et l’un des trois grands « Sergio » du western européen avec Léone et Sollima (Colorado, Le dernier face à face…). Des trois, c’est celui qui met en scène les paysages les plus violents, le plus surréalistes et les plus impitoyables. De sa filmographie importante se dégagent de véritables merveilles comme Navajo Joe, Le grand silence et bien sûr Django qui brille par l’interprétation magistrale de Franco Néro (que l’on retrouve dans Django Unchained).

DjangoD

Django est cet homme mystérieux et peu loquace, qui arrive dans une petite ville, traînant derrière lui un cercueil boueux, au son d’un thème chanté par Rocky Roberts. Plongé, bien malgré lui, au cœur d’un conflit fratricide entre des révolutionnaires mexicains et une bande de mercenaires racistes, menés par le fanatique major Jackson, l’homme devra s’affirmer. Quel camps va-t-il choisir et pour quelles motivations, voilà tout l’enjeu de ce film hors norme où sadisme et visages patibulaires saturent l’écran.

Ceux qui auront la chance de découvrir ce western sidérant en salle n’oublieront jamais la boue et ce duel final à la mitrailleuse venu repeindre d’un couleur rouge sang (sublimé par le technicolor) les rues de ce village inhospitalier. De La horde sauvage de Sam Peckinpah aux séries TV Deadwood ou plus récemment Hell on Wheels, beaucoup ont su retenir la leçon.

Quant à Quentin Tarantino voici son avis sur ce long métrage : « Pour moi, le western ultime est celui de Sergio Corbucci. Car, jamais jusqu’alors, on avait vu tant de violence, de brutalité, d’irréalité aussi parfois. C’est vers cela que je voulais aller avec Django Unchained. Un Ouest sauvage et implacable. »

A demander d’urgence à votre exploitant !

Patrice Chambon

DJANGO
(1966, Italie/Espagne, 92 mn, Couleurs, 1.66:1, VISA : 32 146)
un film de Sergio CORBUCCI
avec Franco NERO, Loredana NUSCIAK, José BÓDALO
Scénario et histoire originale Sergio CORBUCCI, Bruno CORBUCCI
Directeur de la photographie Enzo BARBONI

Publicités

Entry filed under: Carlotta, Cinéma italien, Western. Tags: , , , , , .

Beauté de la beauté par Kijû Yoshida R.I.P. Koji Wakamatsu (1936-2012)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Trackback this post  |  Subscribe to the comments via RSS Feed


Archives


%d blogueurs aiment cette page :